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Vol. II.
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DE CÉSAR. Sect. IV. 319

s’étoient rendues à Corfinium. II me reste à présent a vérifier les noms que j ai dit, queces légions ont reçus. Après avoir renvoyé la quinzième & la seizieme, il est certainque ce furentlespremieres légions qu’il leva. On a vu, que la quatorzième légion ayantété taillée en pieces par les Liégeois, il en rétablit le nom par celle qu il lui substitua.

Deux de ces six nouvelles légions succédèrent de la même maniéré aux noms de laquinzième & de la seizieme qu’elles remplaçoient, & comme les quatre autres furentlevées immédiatement après celles-ci, elles durent se suivre dans la Liste de ces lé-gions, par les noms de dix septieme, de dix huitième, de dix neuvième & de ving-tième. La preuve ën est que la premiere des légions qu’il forma âpres ces six, eut lenom de la vingt &c unieme, & que nous connoiflons les noms de toutes les autres qu stleva dans la fuite.

(n) pag. 313.

Comme César en faisant le dénombrement des troupes de Pompée avant la batail-le de Pharsale, nomme une légion de la Cilicie, Ciacconius a cru qu’il falloit lire iciCilicienses, au lieu de Sicilien]es. II est certain que Scipion s’étant avancé avec sonarmée jusqu’à la montagne nommée Amanus dans la Cilicie, s’e'toit fait joindre par les ^ v vtroupes qui se trouvoient alors dans cette Province, conformément à ce que dit Lu- 223.cain: Agmina quce Cilicum terris deducla tenebat Scipìo. Ainsi comme Scipion nejoignit l’armée de Pompée que peu de temps avant la bataille de Pharsale, & qu’il s agitici des légions que Pompée avoit dans le temps que César passa en Epire; on ne sau-roit admettre la correction de Ciacconius. II étoit austi possible à Pompée de faire p asterdans son armée une partie des Vétérans des deux légions de la Sicile, qu’il l’étoit aAfranius d’ammener en Epire les cohortes que César venoit de congédier en Espagne.

( III ) à la même page.

II est certain qu’il y a des lacunes dans les commentaires de César, quoique nousne puissions pas toujours en découvrir les traces. Celle qui est marquée au Chap. 50.du 3 e Livre des guerres civiles, est considérable, & nous prive d’une bonne partiedes faits de guerre arrivés pendant le temps que César s’essorca de maintenir ses retran-chemens près de Dyrrachium. Quelquefois il allègue lui même certains faits qu’on netrouve plus, comme déja rapportés dans un autre endroit de ses commentaires. C’estainsi que nous regrettons la perte du passage où il dit, qu’il a parlé des cohortes Eípagno- g. Cìv. III.les qu’Afranius ammena à Pompée en Epire; de même que le récit du malheur de C. à »8.Antonius qui perdit un bon nombre de troupes & plusieurs vaisseaux, furies côtes del’ïl- ^ ^

lirie : Florus & Lucain en parlent & Céíàr dit pareillement en avoir fait mention. On Ch 2 _voit clairement que les commentaires du premier livre des guerres civiles sont tronqués, LueainL. 4,& il nous manque également la fin du second, qui contenoit peut-être, le récit de la defai- v. 402. .te de C. Antonius comme un évenèment semblable au malheur de Curion en Afrique,dont il avoit donné ,1e,détail.