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MÉMOIRES SUR V A R M É E
Sueton.Ces. 14.
à ménager, il les fie recevoir de sa propre autorité parmi ses autres légionsde Vétérans, & en leur accordant l’aigle & toutes les prérogatives attachéesà cette milice, il déclara en même temps citoyens de Rome, tous ceuxqui les compoíbienr. J’ai déjà eû occasion de dire qu’une de ces légionsétoit connue fous le nom d ’Alauda, sobriquet par lequel les soldats de Cé-sar semblent savoir distinguée lorsqu elle n’étoit pas encore fur la listedes autres légions (IX). Mais depuis qu’elle remplaça une des six légionsd’Espagne, elle porta constamment le nom de cinquième légion, sans perdrecependant celui à'Alauda , comme on le voit par plusieurs inscriptions deRsines ’díss l’antiquité, où il est fait mention des soldats de la cinquième légion à’A~vi. inscrip. lauda. Quoique du temps d’Auguste devenu maitrede l’empire, ksancien-Crut'er. nés légions fussent toutes licentiées, ou réparties dans les colonies, cellesThés. in- q U ’on substituoitàleur place, ne se croyaient pas moins en droit, de s’appro-DUX P 7 .sq. prier les distinctions des légions auxquelles elles avoient succédé.
Cicéron aH César, Rirtius & Appien d’Alexandrie n’appellent jamais cette légionAttic. l. vi. q Ue âu nom de cinquième. Cicéron se p lait à la nommer constamment laCicTPhiUp. légion des Alouettes, legio Alaudarum , par haine à ce qui paroit contrei. c. s. & Antoine, auquel elle fut particulièrement attachée (X). Cette cinquièmeI ‘ h,lip - ' ^gion de méme que la sixième retourna en Italie, & passa encore en Epirefur la fin de cette même année. La Sixième T accompagna en Egypte ôcquoique fondue jusqu’à mille hommes, elle eût le plus de part à la victoire rem-portée dans le Pont, fur Pharnace. II la renvoya ensuite en Italie pour y rece-voir les récompenses duës à tant de services.
c.
Philip.XIII. 1.
G. Alex.cl., zz.
NOTES et OBSERVATIONS.
SECTION IV.
(I) pag. 3 i z.
O n ne sauroic douter de la levée & de la dénomination de ces six légions de la m 2 ,mere que je 1 aï marqué. César dit lui méme, qu’après la nrise c ■ m
se rendit a Bnndes avec six légions, dont trois étoient de nouvelle levée. Vingtdèuxcohortes nouvellement formées des recrues des Gaules le joignirent pendant le fiege; sept V» avoient ete en garnison à Sulmo, & ,uel,u«s amies de celles ou'il avoiiinterceptées dans fa marche, gâtent à son service. Voici donc le ’ h ?cohortes requis pour avoir pu former les trois légions dont il nnrU ti re
lui meme que les trois autres etoient compoíées des trente cohortes de Domitius, qui