DE CÉSAR. Sect. IV,
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Trebonius, lui donna expressément l’Espagne avec ses quatre légions. Aussi Florus dit-ilque les Triumvirs envahirent pour lors les meilleures Provinces, & les armées les pluspuiíìànres de l’Empire. Le reproche que fait César ne regarde donc que le nombredes six légions comme extraordinaire & trop fort en temps de paix, d’autant plus quepour assembler ces troupes, il fallut dégarnir l’Afrique de ses deux légions.
(IX) pag. 318.
Alauda signifioit dans le vieux Gaulois une alouette, & ce mot inconnu aux Ro-flaains n’est employé que par les auteurs latins des siécles postérieurs & même rare-m ent. Pline nous dit que c’e'toit Poifeau nommé Galerita qui à cause de la huppe dont PUn. t. XI.^ tête étoit ornée, donna le nom à cette légion; peut-être les casques des soldats qui ch - 37 -la composoient, avoient ils quelque chose d’analogue à cet ornement. C’est ainsi qu’on p [utarqappelloit encore les soldats des Cariens des Coqs, parceque la pointe de leurs calques taxer,avoir la figure de la crête de cet animal. Cluverius expose fort au long la coutume des Oai-M. An-anciens Germains & des Gaulois, de charger leurs calques de toutes fortes de pluma- r>4>E.I. cb.ges pour fe donner un certain air martial. L’explication de Pline est donc confor- 44 ‘me à l’origine de cette légion, composée de Gaulois Transalpins qui cherchoient à sedistinguer à la maniéré de leur pays. Voyez les Notes de Burmann fur ce paílàge de Sueton.CcT.Suetone. ‘
(X) à la même page.
Selon la lettre de Cicéron à Attícus, Antoine débuta par marcher vers Rome avec Líb.XVI.la légion, des Alouettes, & s’étant fait joindre par trois autres vieilles légions qu’on 8 ‘avoit fait venir de la Grece, il entreprit avec ces troupes & une bonne cavalerie, de chas-ser Decimus Brutus de la Gaule Cisalpine. Celui - ci s’étant enfermé à Modéne, Antoi-ne en fit le íiege, qu’il fut contraint de lever après de grands & de sanglans combats.
Tes légions qu’Antoine avoit pour lors fous ses ordres font nommées dans les lettres àCicéron selon la part quelles eurent aux événemens, & on y trouve les noms de la X. zo.
seconde, de la trente cinquième & de la cinquième, mais jamais celui d’Alouettes, & EMip.V.quoiqu elle fut la plus sûre & la plus redoutable de son armée. On voit donc claire-ment que ce n’est que Cicéron qui se plait à l’appeller par son sobriquet, tandis que les E| ^'j j*”'autres la nomment constamment la cinquième. Cette circonstance sert à prouver indé-pendamment des inscriptions que la cinquième légion & celle des Alouettes étoient lesmêmes.
A SECTION V.
près toutes ces augmentations César avant de passer en Epire pour ym - C ,° m attr ^ Pompée eut sur pied une armée de trente légions. Auíïì nea loir-d pas moins de forces pour achever son ouvrage. Voyons à pré-
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Tome III.