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Vol. II.
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ZLL MÉMOIRES SUR V A R M È E

sent de quelle maniéré il disposa de ces trente légions. II en fit venir d’Italiequatre de nouvelle levée, pour en renforcer l’armée d’Elpagne, la vingtiè-me, la vingt huitième, la vingt neuvieme & la trentième, de forte quecette armée forte déja de quatre, s’accrut au nombre de huit légions, dontCassius Longinus en commandoit quatre dans la Bétique, & Lepidus le restecétG.Civ. dans l’Eípagne citérieure ou dans la Tarraconoise (I). II couvrit la GauleL ch 22 ‘ Narbonnoiseou la province Romaine avec deux légions. Quatre furent em-ployées à contenir la Sicile <5c l’Afrique. Deux furent envoyées en Illyrie,G. Aiexan- & deux autres veillèrent à la fureté de l’Italie. La grande armée avec la-dnn e 42 . q Ue g e César s’étoit proposé de faire en Epire la guerre à Pompée, coníìs-G.Ch-. iii to j t en (j 0llze légions qui s’étoient toutes assemblées à Brindes.

Comme il s’agissoit de présenter à l’ennemi des troupes, aguerries Sc pré-parées de longue main à combattre fans répugnance les prétendus défenseursde la liberté publique, il choisit pour cette importante expédition les dix lé-gions avec lesquelles il avoit fait la conquête des Gaules, la cinquième,la sixième &c. jusqu’à la quatorzième inclusivement, quoiqu’elles fussent tou-tes considérablement assoiblies par les guerres continuelles, par les fatiguesCet g. Cîv. d’une longue marche & par les maladies. II y ajouta deux légions de nou-1 velle levee dont il n y eut cependant que la vingt feptieme qui pût s’em-

barquer.

idem l m. L’armée de Pompée étoit forte de onze légions au nombre desquellesch. 4 . & 88 . étoient les cinq qu’il avoit emmenées de 1 Italie. Deux de ces légions étoientformées de Vétérans, qui lui étoient venus en partie de la Sicile Sc en partiede l’Isle de Crête Sc de la Macedonie. Le Consul Septimius en avoit levédeux dans l’Aíie, Sc Scipion lui en emmena deux autres qui étoient les restesde la grande armée que Crafïùs avoit assemblée contre les Parthes (II).Ces onze légions prirent le nom de la premiere, de la seconde jusqu’à ì’on-zieme légion de Pompée (III), Sc furent censées composer la véritable ar-mée de la République. Outre ces forces légionaires Pompée avoit encore ungrand nombre d’autres troupes de différentes nations, Sc une cavalerie trèssupérieure à celle de César.

Voyez mon La campagne dura depuis le commencement d’Octobre jusqu’à la fin dujournal. mo j s ^ j y j n ^ ( j onna j a bataille de Pharsale. Elle porta le coup fatal à laRépublique Sc rendit César maître de la Grece, de l’Aíie Sc de presque tou-tes les légions de Pompée.