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Vol. II.
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Sec t. V.

DE CESAR.

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pée. L’historien de la guerre d’Afrique fait la même chose eu égard aux légions deScipion.

(IV)' pag. 3 2-3-

L’auteur de la guerre Alexandrine nous instruit que Bomitius Calvinus fut envoyé Ch - 34-en Asie avec trois des nouvelles légions levées après la bataille de Pharfale. 11 en en-voya deux à César en Egypte, la XXXVII. & la XXXVIII. dont il dit qu’elles étoient Ch. 9.formées des débris de farinée de Pompée. II garda lui même la XXXVI me pour l’em-pl°yer à la guerre contre Pharnace. Celle que Bomitius leva dans le royaume du Pont,servit à la bataille de Zela, & y resta en quartier avec la XXXVI me dont César confiale commandement à Cœlius Vinicianus. Ayant été levée immédiatement âpres latrente huitième, il est très vraisemblable, qu’elle reçut le nom de la trente neuvieme.

Comme après le retour de César en Italie, il n’est plus question des légions quiétoient restées en Asie, & que les auteurs qui nous racontent les faits de guerre parlesquels ces troupes fe font distinguées fous les ordres de L ru tus, & de Cassius, ont né-gligé de nous marquer leurs noms, nous ignorons les particularités qui regardentla trente unieme, la trente deuxieme, la trente troisième, & la trente quatrième lé-gion. Les levees faites par Gabinius après la bataille de Pharfale, de même que lesnoms de la XXXVIme & des autres dont j’ai parlé, ne nous permettent pas de douterde leur existence. Nous savons seulement que la XXXV me se trouva dans la Grece àla mort du Dictateur, & qu’elle retourna avec les autres en Italie, où elle s’attacha Cíc. Ep.fortement aux intérêts d’Antoine. FamX ?0 ‘

(V) à la même page.

Le Denarius ou le denier d’argent des Romains valoit avant la seconde ^

nique dix as, d’où il a aussi pris son nom. Lorsque les succès extraordinairesjetterent la République dans de grands embarras, elle trouva une ressource ans augmentation de la valeur nummeraire de fa monnoye de cuivre, & altéra es as e a-çon que seize firent 1 ç Denarius , ou le denier d’argent, au lieu qu avant ce tems, 1étoit évalué à dix. Cependant la différence dans la maniéré de compter e on n°u

velles pieces, & celles du vieux taux, subsista longtemps, & donna lieu a a 1 inction entre l 'ces grave & Vies leve, fur laquelle Gronovius, Kuster, Perizomus,d’autres n’ont pû s’accorder. La République g a g na a fi~ ez P ar changement e amonnoye pour ne pas avoir besoin de toucher a la solde de ses troupes. e P°^ rquoi comme le Denarius ou le denier d’argent avoit fourni autre fois la paye ordinairedu soldat pour trois jours, elle voulut qu’il reçût cette même piece d argent pour autantde jours qu’auparavant, quoique fa valeur numéraire fut haussée. Il s ensuivit doncque le soldat ayant eu un peu plus de trois as par jour, lorsque le Denarius ne valoitplus que dix bons as, il reçut dorénavant cinq as, & le surplus lorsque le Denarius ^fut évalué à seize. Voici se sens se plus raison able du paflage de Pline. . Posiea Anni- ch , 3> £dbaiem urgente Q. Fabio Maximo Diclatore ajses unciales faêii, placuitque denariutn Hard.

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