Band 
Vol. II.
Seite
334
JPEG-Download
 

MÉMOIRES SUR V ARMÉE

33 4

tisans, tous rappellerait les Vétérans aux armes, leverent des recrues, & enformerent des légions.

II n’étoit donc plus possible de distinguer les légions parles nombres or-^v"s8l^' dinâux comme du temps de la République, puisqu’elies étoicnt levées à la lois,& fans le consentement du Sénat ou d'un íeul chef; elles porterent, d’abordles noms de leurs Généraux ou des Provinces, dans lesquelles elles avoìent prisnaissance. D’un autre côté Ventidius assembla en Italie un fi grand nombreAppîen III. à Vétérans, de ceux qui avoient reçu depuis peu leurs congés & des terres,î$9 ' qu’il en forma trois légions entieres, pour les ammener à Antoine. Noustrouvons que ces trois légions reprirent les noms de la íepdeme,dela VIH me &delaIX me ; apparemment pareeque la plûpart de ces Vétérans avoient servidans les légions qui avoient autrefois ces noms ; tandis que celles qui les avoientremplacées, existoient encore, & fous la même dénomination (I). Cet-te circonstance sert à expliquer quelques médailles de la famille Antoniadans lesquelles il est fait mention d’une premiere òc d’une douzième ancien-Morei.thes. ne légion. Legio L antiqua , legio XIl. antiqua, qu’on désignoit ainsi pour lesam n i a> distinguer des. autres du même nom, mais d une création différente.

Rien ne prouve mieux les forces & les richesses de l’Empire Romain queles prodigieuíès armées qu’on mit alors en Campagne. II paroit même queles Guerres de César comparées aux grands efforts que lurent les chefs departi après fa mort perdirent du merveilleux qui avoir tant frappé les esprits.Dans la fameuse entrevue qu’il y eut près de la ville de Bologne, Ôc où lesTriumvirs conjurèrent la perte de la République, on étoit convenu qu’An-Appìen l. toine & Auguste auroient chacun une armée de vingt légions, ôt dans la jour-1V ' !9 °' née de Philippes on vit de chaque côté en ordre de bataille, dix neuf légionsibi 6 d outre les troupes auxiliaires Òc une nombreuse cavalerie.

I )epuis ce temps il ssy eut plus rien de fixe, ni aucun ordre dans le tableaudes armées. Lorsqu’apres cette même bataille de Philippes, ces Trium-virs te virent dans la néceflité de s’acquitter des promesses qu’ils avoient fai-

Dion Cas teS aux léo-ions, il n’y en eut que vingt Òc huit íur pied, de quarante cinqfiuS qu’ils avoient attirées dans leur parti, lors de leur entrevue près de la ville deAppien iv. Bologne. Ta paix qui te fie de temps a autre entre les rivaux de la Puissance5 9 °'. souveraine, ne fut qu’une paix plâtrée, & les vainqueurs contraints de congé-F1U ron ' Ce dier au bout de chaque guerre, les Vétérans qui avoient quitte leurs foyersà cette condition, n’avoient d’autre ressource que de les laisser eniemble