AVEC LES ANNÉES JULIENNES.
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laire , de façon que la tenue des jours démarché , ne tombât pas dans quelque jourfuj'pecl *). Et lorsqu’il ajoute ensuite que la superstition avoit trouble & fait négligertoute cette intercalation, il en accuse les Pontifes qui avoient tantôt ajouté & tantôtretranché les jours, selon que leurs vues intéressées le leur avoient dicté. Censorin Censorindcs’exprime à peu près de la même maniéré. Les Romains , dit-il, avoient déja obfer- ^vé quelque temps les intercalations ordinaires & alternatives des mois intercalairesavant de s’apperçevoir que Vannée Civile furpajsoit d’un jour Vannée naturelle. Pourcorriger ce défaut les Pontifes furent chargés d.'y remédier par une autre intercala-tion; mais dominés par des pajjìons ou par des vues d'intérêt, ils inférèrent selon leursantal fie , tantôt plus, tantôt moins de jours qu’il ríen falloit, & augmenterent ainfi laconfusion au lieu de Vempêcher **). Dans tous ces passages rien ne fait entrevoir lepouvoir qu’on suppose aux Pontifes d’altérer l’ordre des mois intercalaires ni le droit deles supprimer. Ils étoient seulement autorisés selon ces auteurs, à ranger ce jour sur-abondant comme ils le jugeoient à propos, & íi Macrobe dit, qu’il y eut un temps oùla superstition fit omettre cette intercalation, il est évident que cette superstitionn’a pû regarder les mois intercalaires, qui se suivirent íàns interruption pendant une lon-gue fuite de fiecles & dans le même ordre que les autres mois de l’année.
Suetone appelle la prévarication des Pontifes au sujet des intercalations, li- César. ck.centiam interçalandi, à la quelle il attribue toute la défectuofité du calendrier, maison 4 °‘voit bien, qu’il n’étendoit pas cette licence jusqu’à celle de retrancher les mois interca-laires , parceque lorsqu’il fait mention des jours que César fit écouler dans l’année deconfusion, il ajoute que ce fut indépendamment du mois intercalaire qui selon sa cou-tume , ex consuetudine , étoit déjà intercalé. II n’auroit pû s’exprimer de cette ma-si iere, si, comme le suppose M. de la Nauze, pendant dix neuf ans qui précédèrent la ré-forme du calendrier, on n’avoit intercalé ce mois, qu’une feule fois.
II n’est pas douteux que dans les temps les plus reculés de la République, on n’aitobservé scrupuleusement les intercalations présentés par la loi des douze tables. Lors-que Caton donne des préceptes aux cultivateurs dans son ouvrage de l’économie rurale,il en parle comme d’un usage essentiel & invariable. Il distingue même le temps destravaux, selon que les années font ou communes, ou intercalaires. Les Jurisconsultes x,, 9g _ deallèguent une décision du même Caton par rapport aux jours du mois intercalaire, qu’il verborumprétend être aussi propres aux affaires que ceux des autres mois. Les jours que les Pon- si B mfiC!lt *
*) U ride diesdle, quo abundare annumdiximus,forum ( Pontificum') est permistus arbitrio qui f astisproférant, uti cum vellent, intercaleretur : dummo-do eum in medio Terminaliorum vet menfis Interka-laris locarent , ut a suspeSo die celebritatem avestè-rent nundinarum.
**) Idque diu faBum, priusquam fentirctur, an-nos civiles aliquanto naturalúms ejjemaiores. Quo d
dehBumut corrigeretur , Pontificibus datum est ne-gotium , eorumque arbitrio interkalandì ratio permis•sa. Sed horum plerique , ob odium vel gratiam,quo quis magistratu citius abiret, diutiusve fungere-tu.r, aut publici redantor ex anni magnitudine in.lucro damnove effet , plus minusve ex libidine in -terkalando rem fibi ad corrigendum mandetam,ultra depravarunt ,
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