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Vol. II.
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AVEC LES ANNÉES JULIENNES

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laíre pour l’année 701 ; mais il le refuse aux deux années suivantes704 & 706. qui selonl’usage & la loi auroient du être intercalaires.

On n’avoit jamais tant parlé à Rome d’intercalations qu’en 704. Cicéron étoitpassé l’année précédente dans la Province de Cilicie dont le Gouvernement lui étoit échu.

II avoit grand intérêt à n’y rester que l’eípace d’unan» D’uncôté il craignoitune guerredangereuse avec les Parthes qui étoient en armes, & dont les forces étoient bien supé-rieures à celles qu’on pouvoir leur opposer; d’un autre côté les affaires étoient íi brouil-lées à Rome, qu’on se voyoit à la veille de grands événements, & comme il brûloird’envie d’y avoir part, son éloignement lui paroissoit insupportable. Malheureusement,pour lui les intérêts de César étoient bien différens des liens: Celui-ci vouloir êtrecontinué dans son gouvernement des Gaules pour s’y affermir & pour achever fa con-quête. Dans cette vue íà faction qui étoit déjà très puissante à Rome proposa de pro-longer à tous les Gouverneurs de Provinces les années de leur administration : l’inquié-tude que Cicéron en eut, fut extrême. Toute fa correspondance durant ce temps Lib.V. Ep.entre lui & Cœlius, Cassius & surtout Atticus, roule fur ce sujet *). Il leur recom- I4 - ad Atcmande comme une affaire de la plus grande importance d’empêcher que. son gouverne-ment ne soit prolongé au delà d’une année.. Mais malheureusement pour lui Curion Tri-bun du peuple & Pontife-en même temps, s’aviíà alors, plutôt par forme que dans lavue précise de réussir, de proposer une intercalation extraordinaire d’un mois entierau delà de celui, qui selon l’usage devoir être inséré. Mais Cicéron craignit plus laprolongation de. son gouvernement par rapport àl’intérêt que César y prenoit, que par ^ v ^rapport à la proposition de Curion- 3a _

Enfin Cicéron, fut rassuré fur ces deux objets par un Sénatus Consulte en date dupremier de Mars, portant que les gouverneurs seroient comme à l’ordinaire, relevéspar d’autres à la fin de leur année. Son ami Coelius qui lui en envoya copie,, l’informaen même temps, que Curion avoit échoué, eû égard à l’intercalation..

Les circonstances de ces intrigues & de ce refus de Curion que Dion rapporte plusamplement, ont donné lieu aux. sa vans de soutenir qu’on n’avoit. pas meme intercalécette année le-Merkedonius, comme on l’avoit fait. constamment pendant plusieurs sié-cles., Mais Cicéron sollicite son ami Atticus, d’employer tout ion: crédit & celui de Lib. V Ep.les amis pour obtenir, non qu’oas’écarte de l’ancien usage,, mais qu’on observe l’aneienne 4 - ad Amc -forme de. l’année sans y rien innovera Illud autem memento curare per te & per omnesn ofiros y inprìmis per Hortensium ut annus noster maneat fuo statu, ne quid noyì dtctr-natur. Et s’il sollicite ensuite si. fortement son ami. Atticus à s’opposer à l’intercalation,,il n est p25 douteux qu’il. ne parlé de celle que Curion proposa extraordinairement &.qui auroit prolongé si. mal à. propos.pour lui, le temps de. son, administration. Ce.fut cet-te incertitude de Cicéron, fur l’iííue de Fintrigue duTribun, qui le fit s’informer si-soin- tjb v Epvent a Atticus du jour ost pourroit tomber, une fête qu’on appelloit les Mystères- S’il. n. ad An.

) 11’ appelle la commijjîon dont. Ulchargeait.ses- amis ■ à. cet égard':: &’ clávus

annuus.