LES CESTES DE JULES AFRICAIN. -403
aussi'une espece de bottes à l’une ou à Tautre jambe. Leurs armes offensivesfont la longue pique dont ils se servent dans les combats de pied ferme, 6c quine ressemble pas mal aux Lances des Cavaliers de la garde de f Empereur,le javelot *), 6c une épée large 6c courte.
Quoiqu’il semble qu’une armure si pesante n’ait pas permis aux Grecs dese mouvoir avec aisance, on voit pourtant, que lorsqu’il s’agiffoit de se sou-straire aux traits, 6c d’aller au choc, ils ne manquoient ni de célérité ni d'a-dreffe. Instruits à combattre, non seulement dans l’ordre ferré les bou-cliers joints ensemble, mais aussi en rangs 6c files plus ou moin ouvertes,les soldats Grecs étoient doublement redoutables, soit qu’ils agissent encorps, soit qu’ils se battissent homme à homme. Ils avoient seulement Tat-tention, de s’avancer d’abord lentement 6c de faire même quelquefoishalte, afinque la'fatigue de la marche ne leur fit pas perdre leur vigueur, 6cqu’ils fussent frais 6c dispos au moment del’attaque. Mais ramassant pour lorstoutes leurs forces ils se jettoient sur Tennemi avec toute l’impétuosité pos-sible, 6c au travers de tous les traits qu’ils esquivoient par cette impétuositémême de leur choc. Aussi à l’aide de cette discipline, sont ils venus à boutde battre presque toujours les barbares, 6c comment une infanterie à demi nuëauroit-elle soutenu Pessort d’une troupe si bien armée? Toute la force deces barbares se dissipe avec les traits qui partent de leurs mains, au lieu quela bonne armure fait la sûreté du soldat qui joint Tennemi, 6c lui donnenécessairement la victoire. Dans le temps même que celui-ci vient deloin 6c qu’il s’approche, fa cuirasse à l’épreuve des traits par la bonté de fatissure en écaillés 6c son bonnet, le mettent à Tabri des blessures. C’estsurtout ce bonnet qui etant encore couvert d’une enveloppe d’airain le ga-rantit entierement de coups de fronde, car quelque soit la force de la pierrequi le frappe 6c le brise, celui de dessous défend encore suffifament sa tête.
'j Jules Africain donne ici aux soldats grecs,outre la longue pique autrement dite Sarifíe, lej&vclot l àxCvTtov j cjjpccc dë dâî'd (jii oîî lançoit dcla main , il êtoit plus grand que les fléchés ordi-naires qu on decochoit des arcs. Elien U Arrienn en disent rien , cs il paraît bien que le Phalan-gite tenant d! une main j a pesante longue pique
U de Vautre le bouclier, navoìtguere la com-modité de se servir encore de cette arme.
Ce s Cavaliers des gardes de V Empereurétoient ces Equités Prtetoriani, qui à ce qti onvoit par ce pajjage, étoient armés de lances, £$*dont il est fait souvent mention dans Vhistoiredes Empereurs, cfl dans les InscriptionsEee 2.