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Vol. II.
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LES CESTES DE JULES AFRICAIN.

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Armés de cette maniéré les Romains n’ont pas laissé de combattrepresque toujours avec un grand succès. Ils avoient le corps couvert & en sû-reté, comme les Grecs ; mais ils l’emportoient incontestablement fur euxpar l’agilité. Ils alloient à l’attaque & se retiroient, ils se saiíìssoient de mê-me des endroits difficiles toujours avec plus de promptitude que les Grecs; &lorsqu’ils en venoient aux mains, Phabileté qu’ils avoient acquise dans le ma-nement de leurs épées, leur étoit d’une ressource, que les autres n avoient pas,ou dont ils ne savoient pas faire usage. Dans ces mêlées déciíivesles Romainsblessoient les Grecs au cou qu’ils avoient découvert, avant que ceux-cipussent prendre Pattitude convenable pour se mettre en défense. Outre ce-la, quoique leS uns & les autres fussent également dressés à Part de fe battre àParme blanche, & que leur adresse fût assez égale, il y avoit encore unecertaine aisance dans l’ordonnance même des Romains, que les Grecsn’avoient pas, ôc qui leur donnoit l’avantage de ne rester jamais en défaut,lors même que les longues armes devenoient inutiles. Ajoutez que st lesGrecs fe présentoient le front hérissé de leurs piques, les Romains étoientà P abri d’en être blessés par la nature de leurs cuirasses faites de mailles, &que la confiance que le soldat avoit en son armure, le déterminoit à les af-fronter & à pousser en avant.

D’où vient donc que les Romains qui ont triomphé des Grecs, n’ontbattu que rarement les barbares que les Grecs avoient presque toujours

le voit entre autres far les figures des légionairesarmés de pied en cap que f ai représentés dans lesecond volume de ces Mémoires .

L’auteur fait aujjì mention d une botte defer , dont Polybe dit que les soldats avoient mede leurs jambes armées. J’ai remarqué ailleursque quoique Arrien íf d'autres leur en donnentU nejl pas moins singulier qu on ne les dé-touvre dans aucun monument de Tantiquité.

Jules Africain prêt end que le bouclier des lê-gionaires fe diflinguoit principalement en ce quil» avoit qu une feule Anse pour le tenir. Vrai-semblablement il ne s'agit que de ces grands bou-siers qui étoient en forme de tuile dont Polj/bebarque la grandeurs la forme, cJ qui caraclé-

rifoient particulier entent les soldats des légions.

On voit dans les colonnes dAntoniníf de Trajanque les boucliers dune figure ovale que les centu-rions les vétérans portaient, avoient les deuxanses comme ceux des Grecs.

II faut d ailleurs que ces grands boucliers dessoldats Romains , aj/ent encore été garnis de touttemps, de bonnes courroy espour qu ils ayent pu lesjetter derrière les épaules , comme m les voitsouvent représentés dans les deux colonnes,comme Polybe dit expressément quilfalloit bienquils le fissent lorsqu ils marchaient, étant obligés r.ïb. XVIII.chacun de porter encore une forte palifiade , ou- «k» 1 4-tre les deux Pilons ,

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