LES C EST ES DE JULES AFRLCALN.
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le faisoient les Amazones à cause de la soiblesse de leur sexe. II faut au resteque les archers soient dressés à tirer en élévation & rarement de but en blanc.
L’avantage de tirer avec force dépend de la roideur du bois de f arc, &de la longueur du trait, ainst que d’un bras nerveux que fhabitude a fortifié.
C’est la même habitude qui donne aux tireurs le talent de tirer avec vitesse.On les y exerce lorsqu’on en fait tirer plusieurs à la fois au même but «Sc enmême temps. Comme chacun a fes fléchés marquées, on compte ensuitecelles qui ont touché au but, & on accorde le prix à celui d’entre eux quiy en a porté, un plus grand nombre. On propose aussi plusieurs buts à la foisque les tireurs font obligés de frapper en les p allant à certaine distance, encourant, & on excite leur émulation en déclarant vainqueur celui qui aporté le plus de fléchés dans ces différents buts.
II est évident que les chapitres qui suivent, ne font plus de Jules Africain.Le stile & bien des circonstances prouvent qu’ils font tirés des ouvrages dequelques-uns de ces Tacticiens, qui ont écrit fous le régné des EmpereursGrecs de Constantinople. Comme les matières qui y font traitées font parti-culièrement du ressort de fart de la guerre, & quelles contribuent à nousfaire connoître la tactique & les usages des troupes qui avoient succédé auxanciennes légions, je les ai traduites mot à mot, telles que je les ai trouvéesdans le texte grec.
CHAPITRE LXIII.
De la maniéré de mettre les troupes en bataille.
C 'est un usage autorisé par f exemple de la plupart des anciens Généraux,que de placer la bonne infanterie au milieu, & la cavalerie aux ailes,lorsque f ennemi ne marche à vous que par un seul côté. Quoique quel-ques uns ayent fait le contraire, il n’est pas moins vrai que pour que la cava-lerie soit en état de s’ébranler promptement, & aller à f attaque fans gêne,de même que pour qu’elle puisse serrée & poursuivie elle même, regagner fansdanger le poste d’où elle est sortie, 011 ne sauroit la placer plus avantageuse-ment qu’aux flancs de l’infanterie. Si vous la mettez au centre, vous cour-rez risque que forcée de fe retirer & courant toute vers un seul endroit avecgrand fracas, & élevant souvent la poussière jusqu’à obfcurir f air, elle necause un affreux désordre & ne renverse votre propre infanterie & tout cequi vient à fa rencontre.
Tome m. Hhh