LES GESTES DE JULES AFRICAIN.
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de fortune chez eux, que n’en ont ordinairement les soldats. S’ils prennentdu repos, il faut que ce soit plutôt pendant le jour que pendant la nuit, 8c ja-mais tous ensemble. On les récompense largement, íiirtout lorsqu’ils an-noncent la soudaine arrivée des ennemis pendant l’hyver. II faut au restequ’ils soyent toujours fur leurs gardes, & qu’ils se défient de tout ce qui Rap-proche deux, parcequeles ennemis se déguisent souvent sous le masque deleurs compatriotes qui viennent de se sauver de prison & cherchent par cemoyen à les surprendre *).
Les anciens trouvèrent de la ressemblance entre les mouvemens de la Pha-lange & ceux d’un animal. C’est pourquoi ils donnerent à la Phalange un front,une bouche, des cornes, une tête, des yeux, un nombril, des flancs 8c une queue.
Les boucliers des pesamment armés doivent avoir pour le moins sept pal-mes. On cloue au milieu de leur surface extérieure une sorte lame de fer,coupée en rond, d’ou sort un stilet de quatre pouces de longueur. Une pa-reille pointe mais seulement de trois pouces, est appliquée au haut des cas-ques , surtout de ceux que portent les chefs de file.
Quelques-uns donnent aux soldats du second rang des piques plus longuesque ne font celles des Chefs de file, pour que leur pointes égalant la portéede celles du premier rang fassent plus d’esset fur l’ennemi.
II faut que les soldats du premier 6c du dernier rang de la Phalange ainsique ceux des files qui font aux extrémités des flancs, soyent plus avantageu-sement armés que les autres ** ).
*J Ce sont les mêmes gardes dont il est parlé t ion dans les auteurs de la base latinité surtoutdans le chapitre précédent. Les fréquentes in- dans AmmienMarceliin.vajîms des barbares, forçoient d’établir sur les
frontières U ordinairement fur les hauteurs des **) Le stile de ce dernier chapitre fait croire
efpeces de petits forts qu on faifoit garder ìtyver qu'il ejl de Héron , ce mathématicien qui a fieuri& été par des troupes chaises , comme Vauteur fous ïEmpereur Heraclius ïan 612. & dont lesle recommande ici. Ce font les Agrarix U les ouvrages fur la Méchanique militaire des anciensftationes Agrarix dont il es fait souvent men- font connus.
Fin du Tome troisième.
PRÉ-