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Vol. II.
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DÉFENSE

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mune dopposé de front, semble avoir offusqué l’eíprit du Chevalier. Mais quel besoinavoit-il aussi de s’ériger en critique ?

Pour voir encore avec plus d’évidence que le Chevalier n’a rien compris dans toutce travail de Trebonius, on n’a qu’à réfléchir à la conséquence qu’il tire de l’exposéque j’avois fait d’après le propre récit de César. Cette terrasse de Marsetlles dit-il, au-toìt donc eu 50 à 60. pieds de front tout au plus fur une largeur vingt fois plus grande-Mais c'eût été un monstre en fortification. Cette conclusion est des plus bizarres. Césara déterminé la hauteur de sa premiere terrasse à 80 pieds & n’a rien dit de fa largeur oude l’étenduë de son front du côté de la ville. On peut la supposer semblable à celle deBourges qui fur une pareille hauteur avoir 3 3 ° P* es de largeur. Je ne vois certaine-ment aucune nécessité de créer ce monstre de fortification dont fauteur parle, en augmen-tant la largeur au point qu’il le fait.

Après cette discussion je me crois dispensé de répondre aux autres objections fri-voles du Chevalier & aux injures dont il les accompagne. On peut, dit-il, si l’on veutretrancher comme non fondés les neuf dixiemes des bévues que f ai fait remarquer, c’etiest encore trop. J’ofe lui faire observer, qu’il n’est, ni fort honnête, ni utile d’imaginerà plaisir plusieurs chefs d’accufation contre un livre quelconque, dans l’efpérance que dedix il y en aura du moins un qui fera son effet. II n’y a que la haine & la jalousie quife permettent de pareils procédés. Je ferois fâché si ma réponse ne faifoit pas voir danschacun des points que je discute, que personne n’est moins propre à faire le critique,& à interpréter & éclaircir les commentaires de César, qu’un Chevalier de Lo-looz.

CHAPITRE V.

Des batteries des machines des anciens.

pag. 31 &e. TT e Chevalier de Lo-looz dit qu’à l’affut de toutes les occasions de donner du ridicu-1 J le au Chevalier Folard, je l’avois mal à propos critiqué au sujet de son sentimentsur remplacement des batteries des machines des anciens. Voici l’endroit de mes mé-moires dont il est question: Les pierres qu’on lançoit par les balistes , tomboìentdenhaut, & les catapultes étant dressées fur la plateforme des murs, les traits qui enpartoient , étoient tous plongeans. Les murs à ce qu'on voit par la façon dont lesanciens les ont bâtis , ríétoient pas crenélés dans leur épaisseur, & les machines ne ti-roient pas au travers des créneaux , comme Mr. Folard fie L imagine. Polybe racontecomme un trait d'adresse dArchiméde, d'avoir pratiqué dans les murs de Syracuse dacôté de la mer des ouvertures de la grandeur d un palmej mais les autres auteurs Ùsurtout César ne donnent aux machines d'autre emplacement que fur la plateforme desmurs. Le lecteur jugera lui meme, si en m’exprimant de la forte, je donne du ridi-cule au Chevalier Folard, & si, en citant Polybe, je fais semblant d’avoir par un ac-cident subit perdu la mémoire, comme l’avance le Chevalier. Un auteur qui rappor-te un usage généralement établi se contredit-il donc, en observant en même temps qu’ons’en est écarte dans telle occasion & par certaines raisons? Archimede ayant trouvé les

murs