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Vol. II.
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Tire T.iveI ib. XXVI.

476 DÉFENSE

Quoique chez les Grecs le kot-ctixti«sv étant un terme générique, deíîgnát généra-lement tout le train des machines de jet, de quelque nature qu’elles fuíîent, on remarquepourtant ensuite que le nom de ou celui de Catapultes en latin, resta particuliè-

rement attaché aux machines à deux bras qui chafíbient horizontalement au moyen d’uncanal, des traits & des pierres, & celui de que les Romains exprimoient par le

terme de à celles qui n’avoient qu’un bras, & quilançoient les pierres en parabole.

Comme on faisoit plus d’ufage dans les armées des Catapultes ou des machines à deux bras,qui tiroient de but en blanc, que des Balistes que nos mortiers à bombes ont remplacées,& qui étoient plus compliquées, on voit austi que dans le dénombrement des machines queles historiens font en quelques occasions, le nombre des Catapultes furpaílè de beaucoupcelui des Balistes. Philippe Roi de Macédoine dont l’Arsenal contenoit 150. Cata-pultes, n’y avoir que 2 5. Balistes, & Scipion qui s’empara de ía nouvelle Carthage& d’un grand appareil de guerre des Carthaginois, n’y trouva fur 401. Catapultes,que 8 5. Balistes tant grandes que petites. La plupart des historiens donnent austi à cesmachines des noms analogues à cette différence, & il n’y en-a que peu qui semblentles confondre; j’en parlerai plus bas.

Mais ce qui nous sert le plus à fixer nos idées fur cet objet, ce font fans doute cesarchitectes qui ont fabriqué eux-mêmes ces machines, & qui fe font donné la peine d’e-crire fur leur métier, de bons ouvrages qui nous font restés. Les plus exacts font Phi-lon, Héron & Vitruve. Philon donne les mesures de ce que décrit Héron, & ce quiest omis par Philon, Vitruve le fournit, & recueille en quelque forte les débris du nau-frage. En réunissant ces trois auteurs Mr. Silberílag savant Académicien de Berlin, s’estvû en état de nons expliquer de la maniéré la plus complété l’art Balistique, le ri k*™-des anciens. C’est donc fur les notions claires que nous en donnent ces troisauteurs dignes de foi qu’on fonde cette distinction entre les Catapultes & les Balistes dela maniéré que je viens de l’expofer.

Pavois dit en paíîànt, dans une note fur le fragment d’Arrien, que Mr. Folard nom-rnoit Catapulte ce qui étoit Baliste. Mr. de Maizeroy a fait ensuite la même remarque& l’Académicien de Berlin l’a prouvé d’une maniéré incontestable *). C’est cette noteque le Chevalier de Lo-looz releve selon sa maniéré avec toute l’aigreur poíîible, en nfac-eufant de folie & d’ignorance ; mais voyons comment il justifie fa critique. Vitruve estle Jeul, dit - il, qui ait adopté pareilles bevues ; mais un architeâe qui s'est égaré plus

*) Voici ce que Mr. Sïlbersiag dit à ce sujet .L } ,le célébré Folard a confondu l’onagre d’Amnúen, f Marcellin avec Iç. Catapulte , & la Catapulte avecn la Baliste. Une erreur est toujours la source fé-„conde de plusieurs autres ; de là est arrivé qu’enréemployant toute fa sagacité a concilier Ammien avec,,Vitruve, il a imaginé une machine que ni Fun ni■ n V autre ne reconnoîtroU gourla sienne. Je fuis pour-

,,tant persuadé que Folard auroit retrouvé & repro-duit l'Onagre dans fa parfaite intégrité, fi enexa-} ,minant plus patiemment les opinions dont il s’étoit,,laiste prevenir , il eut comparé Vitruve avec les„fragmens des autres Grecs. Mais en négligeant,,cette précaution U n’a pû que s’écarter de la bonne