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Vol. II.
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des mémoires militaires.

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d'une sois en voulant traiter des choses qui ríetoient pas du ressort de son art , devoit-il auxyeux d'un tacticien balancer r autorité de César qui dans vingt endroits de ses com-mentaires attribue à la Catapulte le jet des pierres, & à la Balise celui des traits oudes solivaux armés d’’un foc de fer pointu. On peut en vérité badiner ici'fans trop sor-tir de son sujet. C’est ainsi que mon Censeur raisonne. Personne n’ignore que Vi-truve étoit l’architecte d’Auguste & qu’en parlant du mécanisme des machines, il trai-toit d’un objet qui e'toit principalement du ressort de son art. Les architectes les plusdistingués de ce temps avoient tous l’ambition d’être en même temps d’habiies artisansde machines de guerre. Vitruve pouvoir donc être plus savant, quant au mécanismedes machines, que le plus parfait tacticien de son sìecle, ainsi qu’on pouvoit être ausîìgrand homme de guerre que César, sans être un méchanicien du premier ordre. Maisque pense-t-on, quand il dit, que Vitruve est le seul qui ait adopté pareilles be'vues, sa-voir qui ait défini les Catapultes & les Balistes de la maniéré dont je l’ai exposé? Nesont-ce pas Athenée, Philon avant lui, & après lui Apollodore, Héron & d'autres,tous architectes militaires distingués, qui en ont donné les mêmes définitions que Vitruve.Les anciens historiens font pour la plupart auíli d’accord fiir cet objet. Mr. de Mai-zeroy Payant très bien prouvé, je me crois dispensé de les citer ici de nouveau. Si leChevalier persiste encore dans le dessein de faire des commentaires fur ceux de César,que du moins il se donne la peine de lire la dissertation de Mr. de Maizeroy sur les ma-chines des anciens ainsi, que tous les autres ouvrages de ce savant militaire. Cettelecture Pinstruira mieux que les compilations qu’il a coutume de consulter. On ose biendonner ce conseil à un écrivain qui, en mettant Vitruve comme on P a vû dans lapréface, au nombre des commentateurs & des traducteurs modernes, fait assez voirqu’il en a besoin.

Je discuterai cependant tant soit peu les argumens, qui portent mon Critique à memaltraiter & à imputer des bévues à Vitruve. Celui qu’il tire de l’etymologie grecquedes mots Catapulte & Baliste, est au dessous de la critique, & n’est pas non plus du res-sort du chevalier, qui, à ce qu’il dit lui même, n’est pas un grand Grec. S ilavance ensuite que Hirtius attribue à la Catapulte le jet des pierres & a la baliste celuides traits horizontaux, & qu’Ammien Marcellin, Seb. Munster, Isidore, & Pauteur dulivre intitulé Notifia imperii pensent de même; je lui réplique, qu’en citant aussiVaguement les auteurs, fans indiquer ni le livre ni le chapitre, où ce sentiment est ex-posé, c’est ne prouver absolument rien. On voit du moins de quel poids font les té-moignages des auteurs, auxquels il en appelle, lorsqu’on rencontre Sebastien Mun-ster entre Ammien Marcellin & Isidore. Ce bon docteur Allemand du seizieme siécleayant vu par hazard dans Parsenal de Baie une de ces anciennes machines, dont nosancêtres se servoient encore du temps même de la découverte de la poudre à canon, enparle dans fa géographie comme de la véritable baliste des anciens. La conclusionque le chevalier de Lo-looz en tire est digne de son jugement*

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