DES MÉMOIRES MILITAIRES. 433
} ,successives, on se ménageoit un nouvel espace pour bâtir. La maçonnerie e'tant pous-sée jusqu’à un fécond étage, on engagea comme auparavant les poutres du plancher,,dans l’épaisseur de la muraille, & on éleva de dessus cet étage, cette même plateforme„avec les rideaux qui y étoient attachés. Ce fut ainsi qu’on poussa cette tour de briques,„surement, fans blessures & fans danger, jusqu’à la hauteur de six étages. On y mé-,,nagea des fenêtres dans les endroits convenables, pour le service des batteries.,,
Voila la traduction fidele & exacte de ce paílàge de César bien différente de laparaphrase que le chevalier Lo-looz en a faite. C’est elle qui justifiera aussi la dé-scription que j'ai donnée du méchanisme de cette tour, contre les frivoles objections dsmon critique.
Les murs étant élevés à la hauteur du premier étage ( n. i. ) & le plancher fait fousla protection des mantelets & des galeries ordinaires, on imagina de couvrir l’éléva-tion ultérieure des murs par le moyen de la même plateforme qu’on avoir destinée à cou-vrir toute la tour. II falloit pour cet effet que cette plateforme eût afíèz de force &de solidité pour résister au feu, aux traits & aux pierres que les assièges lançoient deleurs machines; puis qu’elle fut assez grande pour déborder les murs de chaque face, afin.de pouvoir y attacher en dehors de grands rideaux derriere lesquels les ouvriers dévoientmaçonner, & enfin qu’elle fut construite de façon que pouvant être élevée au fur & à me-sure qu’on haussoit les murs, elle put se prêter sans le secours de ces murs, au mécha-nisme qui devoir produire cet effet.
La premiere qualité nécessaire à cette plateforme étant la solidité, voici l’idéeque César nous en donne.
Il y avoir deux rangs de poutres posés de travers l’un fur l’autre qui formoientproprement la plateforme (n. z.) II est dit que deux sablières étoient assemblées encroix de St. André ou en sautoir X, & que les poutres qui les íurmontoient & qui cons-tituoient proprement la plateforme, l’étoient en angle droit & à plomb direclo trans-versal Il falloit donc en conséquence de ces paroles qu’il y eût deux rangs de poutresposés en sens contraire l’un fur l’autre pour former ces angles droits, & on en a lapreuve en ce que ces poutres plus longues que toute la largeur de la tour, en saillií-soient également des quatre faces.
J’avois dit dans mes mémoires que ces poutres étant placées à petits intervalles lesunes à côté des autres, on en ferma les entrevoux par des madriers. Le terme à'axibusreligaverant sembloit autoriser cette explication. Mais rien n’empeche de croire quedans cet aílemblage les poutres n’ayent été fans intervalles les unes près des autres, avec
parictes lateribns cxflruebant , r urfus que alia tione rurjits siimmam contabulationem florins*Prehensione , ad œdificandum , sibi heum expe- que elevabant, Ita tuto , ac sine ullo vulnerediebant. Ubi teinpus alterius contabulationis ac pcriculo VI. tabulata exflruxerunt ; feue «v idcbatur , tigna item , ut primo, tecla extre- firasque , quibus in locis vifitm efl, ndtormeutnní *s lateribns mflntebíint ; exque ea contigna- mittendain flruende reliquerunt ,
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n. xiv.
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