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Vol. II.
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DES MÉMOIRES MILITAIRES.

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seigner que le verbe dimicare ne se construit jamais autrement qu’avec la prépositioncum pour dénoter se battre contre quelqsun t & que ce íèroit un solécisme de dire di-micare curn suis peditibus, pour engager une aclion avec son infanterie contre cellede Venntmi. Pour justifier ma remarque j’ajoute ici quelques pafíàges des meilleurs au-teurs latins, qui montrent évidemment le véritable employ & le sens de cette phraselatine *). On ne doit pas regarder , dit bien mon savant critique, cette dissertationcomme sckolastique, car il est d'autant plus essentiel de déterminer le vrai sens de Uex-pression latine , que ce passage doit répandre beaucoup de jour sur cette bataille dontla relation est très laconique dans le texte. Sans doute le vrai sens du mot latin ré-pand beaucoup du jour sûr le texte; mais ce jour n’est pas fort avantageux à Tordre debataille que le Chevalier a imaginé. Poursuivons l’analyse de la narration de Hírtius **).

„Tandis qu’on étoit de part & d’autre à se regarder & que César ne faisoit aucun,,mouvement, voyant bien que pour faire face avec le peu de monde qu’il avoir> à la„nombreuse armée de Tennemi, il avoir besoin de plus d’adreíse que de forces, tout„à coup la cavalerie ennemie se déploya &s’élargit, elle embrasse déja les collines,,,força les eseadrons de César à s’éclaircir & se prépara à les envelopper. Les cavaliersj,de César se maintinrent avec peine contre cette multitude. En attendant les deux„corps de bataille s’ébranlant auífi pour en venir aux mains, on vit soudainement sor-„tir de la ligne épaisse de Tennemi, ces Numides armés à la légere à pied & à cheval,>,& accabler de traits les soldats légionaires. Ceux-ci les chargeant alors avec impé-tuosité, les cavaliers s’enfuirent, tandis que les fantassins tinrent bon, afin de dou-ter le temps aux cavaliers de revenir à toute bride à la charge & de les secourir. w

Hirtius peint ici d’une maniéré vive & sensible les premiers mouvemens & Tactiondes deux armées. Il dit que la cavalerie de Labienus qui avoit été surtout très nombreu-se aux aîles, commença à se développer & à prolonger toujours la ligne dans le desseinde déborder & d’envelopper Parmée de César. La cavalerie de celui-ci en conséquen-ce des ordres qu’elle avoit reçus d’empêcher autant qn’il étoit possible qu’on ne la tour-

*) Cic. de nat. D. II. 6. Quum A. PostumiusDiclator cum Octavio Mamilìo prcelio dimicaret.Cic. de ojs. 1.8. Cum Latinis Sabinis de imperio di-micabatur. Tùe Live L. XXV. t'. Eojiis est datuscum quo dimicantes aut vitam femel aut igtiominiamfinirent. Plm. IX. 46 . A* cum cunìculis atroxdimicatio.

") Ck. XIV. Quum utrìmque exfpeclatiofier et, neque Cœsar se moveret ; £s cum suorumpaucitate contra magnam vim hostium artificiùmugis quam viribus , decernendum vider et : su-bito adversariorum equitatus sese extendere , ès*'# latitudinem promovere, collesque compkéli.

Ccefaris equitatum extenuare , smulquc aicircumeundum comparare se eoeperunt. Ca-sa ria ni équités eorum multitudìnem tegre fii-stinebant. Acies intérim média quum concur -rere conarentur , subito ex condensìs turmis pe-dites Numidx levis armaturœ cum equitibusprocurrerant , £íT inter legionarios milites ja-cula conjiciunt. Hic quum C<esariani in eotimpetum fecijsent ; illorum équités réfugié-bant: pedites intérim refifiebant , dum équi-tés , rurfus curjit rénovât0 , peiibus fuis suc-currerent,

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