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nât, tacha auílì de «'étendre sur ses flancs, à mesure que l’ennemi se développoit: maisétant en petit nombre, il en arriva néceíîàirement, qu’elle ne forma qu’une ligne bienmince & à grands intervalles, & qu’elle fut pourtant à la fin débordée. Hirtius expri-me cette circonstance par Cœfaris equitatum extenuare coeperunt, ils forcèrent la ca-valerie de César à s'éclaircir, à devenir mince, à s’sxténuer. Sinwlqut , ajoute -1 - íi,ed circumeundum comparare , ils fe mirent en même temps en train de la tourner. Bfaut être bien entêté de ses préjugés, pour ne pas voir qu’une cavalerie qui s’étend parion flanc pour prolonger la ligne vis-à-vis de celle de l’ennemi, n’a pas formé descrochets en arriéré, ni des lignes obliques, comme le Chevalier fe l’est fortementpersuadé. II paroit pourtant qu’ayant senti la conséquence qu’on tireroit de l’expreí-íion latine contre son crochet, il a crû l’éluder en rendant les mots extenuare coepe-runt , par la cavalerie de César Je trouva très prejfée par cette manœuvre. Mais cen’est pas dans des versions arbitraires qu’un lecteur sensé cherche la vérité des faits deguerre que les anciens auteurs nous ont transmis. Hirtius continue * ) :
,,Dans ce nouveau genre de combat César s’apperçut que ses soldats, en s’élançant„fur l’ennemi rompoient leurs rangs, & qu’en s’écartant de la ligne pour poursuivre„les Cavaliers, ils prétoient le flanc aux plus proches des Numides, dont les traits lesj, blessoient, au lieu que les cavaliers évitoient aisément par leur vitesse les Pilons,, des légionaires. II défendit aux soldats, en faisant p aster Tordre de rang en rang,„ de s’écarter au delà de quatre pies du front de la ligne. La cavalerie de Labienus fiere„du nombre, tacha toujours de son côté d’envelopper celle de César, & comme„ celle-ci n’étoit pas nombreuse, qu’elle étoit harassée, ayant tant d’cnnemis fur les bras,„& que beaucoup de íés chevaux e'toient blessés, elle perdit peu à peu du terrain,„ & Tennemi la prellà de plus en plus. Ainsi dans un instant les légionaires fe trouvant,,enveloppés par la cavalerie ennemie, les troupes de César se virent réduites à ne,, former qu’une feule masse & à fe battre toutes resserrées dans une enceinte très„ étroite. ”
Hirtius expose ici, avec assez de clarté, la maniéré dont les troupes de Labienusfirent leurs attaques, & comment ce Général tira parti de íâ nombreuse cavalerie pourenvelopper l’armée de César. Celle-ci étant eritierement entourée fut obligée de faireface de tous côtés. Hirtius rapporte dans le chapitre suivant des paroles addresse'es par
*J Qt.'XV. Cœfar tiovo genere pugnœ obla-quum animadverteret , or dine s j'uorum inprocurrendo turbari (Redites enim , dum équi-tés kngius ab Jtgnis perfequimtw\ latere nuda-ío, a proxittiif, jaculis mdnerabantur, équitésmtem kofiiufflf pilitm militis cttrjà facile vìta-kant) edicit per or dines ne quìs miles ab fignisW* pedes hngius proíederet. Equitatus inté-
rim Labieni suorum multitudiue cons sus Cœfarispaucitatem circumire cmatur. Equités Julianipauci , multitudine hojlium defefjî , equis con-mlneratis, paidatim cedere , hojlis magis ma-gisque injlare. Ita punèlo temporis , omnibuslegionariis ab hojlium equitatu circimventis ,Cœfaris que copits in orbem compidjìs , intracancellos omnes conjecli p ignare cogebantur.