DÉFENSE
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d’avoìr encore dans ma narration confondu les deux aises. On n’a qu’à I’examinér pouríè convaincre de l’injustice de ce reproche.
II présume que c’est d’imagination que j’ai travaillé ce morceau détaché del’histoiredu vainqueur de P Asie; mais pourquoi le présumer, tandis que j’appuyé chaque cir-constance de cet événement fur le témoignage exprès d’Arrien? Si j’ai remarqué que cetauteur exaggére le nombre des troupes de Darius pour faire honneur à la victoire desGrecs, je ne me fuis pas pour cela écarté du récit qu’il fait de la disposition des deux ar-mées & de faction même; Mais il ne vaut pas la peine de réfuter d’avantage des impu-tations aussi vagues.
L’exposé de cette bataille m’a attiré la critique d’un savant militaire bien plus in-struit, & bien plus en état de traiter de pareilles matières, que ne Test le Chevalier deLo-looz. Le traité des stratagèmes permis d La guerre, avec des observations fur les ba-tailles de Pharfales & d’Arbeles par Mr. Joly de Maizeroy a paru il y a quelquetemps. L’auteur après avoir comparé dans ce qui concerne la bataille d’Arbeles, monexposé avec les originaux, trouve que j’ai totalement manqué la position des corpsde réserve destinés à couvrir les ailes, que j’ai omis des circonstances intéressantes, &que je me fuis contredit en certains endroits. Bien que ces imputations foyent aílèz graves,j’ai pourtant observé que Mr. de Maizeroy fait honneur à mon travail, que ses raisons íbntdéduites avec modestie, & que ce n’eft que l’intérêt de la vérité qui a guide fa plume.C’est ce même intérêt qui m’a engagé à y répondre. Ma défense servira du moins àîéclaircifTement d’un des plus intéreíîàns morceaux de Fantiquité militaire.
II est certain que le narré que fait Quinte Curce de cette bataille est embarrassé & peupropre à nous en donner une idée claire. Mr. de Maizeroy dit lui - même que c’esttin compilateur qui s’est plus attaché à écrire élégamment qu’à détailler exactement lesfaits. Diodore de Sicile rapporte les circonstances de cet évenement à peu près com-me Quinte Curce ; & Plutarque, Justin, Polyen &c. ne font que des abréviateurs qui secopient les uns les autres. Arrien est le seul qui soit entré dans un détail circonstancié decette grande journée; il avoit consulté les mémoires de Ptolomée contemporain d’A-îexandre, & les ouvrages d’autres bons historiens ; il a été lui même homme de guerre, &entendoit parfaitement bien la tactique des Grecs. Aussi Mr. de Maizeroy a-t-il jugéà propos de le prendre pour guide, & s’il a voulu suppléer au récit d’Arrien par celuide Quinte Curce & de Diodore , c’est parce qu’il ne lés a pas crûs en contradiction avecCet auteur.
C’est donc d’après Arrien que j’examinerai la différence qu’il y a entre í’ordre de batail-le de Farinée d’Alexandre, tel que je l’ai conçu & tel que Mr. de Maizeroy se l'est repré-senté. Tout roule sur la position des corps de troupes qu Alexandre plaça aux ailes.Mr. de Maizeroy est d’accord avec moi fur tout le reste, & ce suffrage n’est pas peu da-teur pour moi. Les deux petits corps de cavalerie, dit-il, commandés par Menidas(t Aretas ne pouvoient pas être placés en avant Ù parallèlement à l'aíle de cavalerie,comme les a mis /’ auteur des Mémoires .- dans cette situation ils ne garantijjòient ni