DES MÉMOIRES MILITAIRES ,:
nement. Le travail de cet habile officier me dispense de traiter ici les mêmes matières.Puisse le Chevalier de Lo-looz en profiter, & se préparer par la lecture de pareils ou-vrages à l’entreprise qu’il a fi fortement à cœur de donner au publie de nouveaux com-
vrages à i'entreprise qume maires sur ceux de César !
CHAPITRE XIX.
Du pajsage du Grunique. pig . Iá8 ,
T oute la critique du Chevalier de Lo-looz tombe sur la direction que prirent les dif-férentes colonnes de l’armée d’Alexandre en passant le Granique. On voit dansle plan que celles de la droite au lieu de suivre le courant, biaisent en sens opposé au filde seau.- Mon critique entre dans un détail Physico-Mathématique pour prouverqu’en traversant une riviere à gué il faut suivre le courant, & que c’est par conséquentune erreur que d’avoir fait passer la riviere à une partie de sarmée d’Alexandre d’unemaniéré contraire à ces principes.
Je fuis d'accord avec mon Censeur: mais s’il arrive que le gué qu’on a à passer aitune direction contraire au courant, comme cela est fort possible, on peut fans le moin-dre inconvénient exprimer cette circonstance en destinant le passage d’une riviere: &tel est le cas dans lequel j'ai supposé qu’Aîexandre se trouva dans cette occafion.
Arrien dit que Ptoiomée s'étant jetté le premier dans la riviere, à la tête de son es-cadron & de la cavalerie legére, Alexandre le suivit incontinent en entrant dans lefleuve au dessus de cette troupe de Ptoiomée: il ajoute qu’ayant gagné l'autre bord,il íè trouva à la droite de toute farinée à la pointe de fa cavalerie d’élite dont les esca-drons en le joignant successivement se développèrent vers le centre. Il marque encoreque l’infanterie íùivit cette direction, & que faste gauche agissant en conséquence,, & sedéveloppant aussi toujours vers le centre, il se trouva de cette maniéré, quoiqu’avec beau-coup de difficulté, établi & en ordre de bataille à sautre rive. Pour exprimer cesmouvemens d’après cette description, il falloit bien supposer que le gué fût, soit à ladroite, soit à la gauche, en sens contraire au fil de seau, pour que sa direction ne semblâtpas s’opposer à la maniéré dont Arrien représente le développement des troupes d’A-lexandre. Cependant comme il est impossible de déterminer avec précision toutes lescirconstances d’un pareil événement, le lecteur sensé me saura toujours gré d’avoir lepremier débrouillé celles qui caractérisent le mieux le génie & le courage d’Alexandre, &je me flatte que la triviale critique de mon censeur ne fera rien perdre de son mérite kce que j’ai dit.
CHAPITRE XX.
De la bataille l'Arbeles.
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J e me suis bien attendu à voir le Chevalier de Lo-looz me reprocher la méprise du gra-veur qui avoir placé dans le plan que j’ai dressé de cette bataille, la droite où a du*être la gauche ; mais je n’ai pas cru, que dans fa mauvaise humeur, il m’imputeroitTome IV. Bb bb