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Vol. II.
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564
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DÉFENSE

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J1 y avoit réellement à l’aile gauche de ParmeVune ligne de troupes qu’Alexandreavoit postée en crochet ou en oblique derriere la cavalerie. Mais aussi cette disposition est-elle clairement énoncée par le mot h !«•(*«(*»?». Si Arrien eut donc voulu indiquer une po-sition semblable à celle que Mr. de Maizeroy imagine, il est clair qu’il n’auroit pas man-qué de termes pour l’exprimer.

Je fuis surpris , que ce savant militaire au lieu de vérifier la traduction d’Ablancourt surl’original, ait préféré de suivre Quinte Curce, dont il avoue lui même qu’il détaille les faitsavec peu d’exactitude. Cet auteur ainsi que Diodore de Sicile & les autres ne compre-noient ni l’art, ni le fin de l’ordre de bataille d’Alexandre, & ayant la tête remplie de Por-dre en quarré, comme de la feule disposition qui leur parût possible en présence de Pin-nombrable armée des Perses, ils n’ont pas manqué de représenter les troupes d’Alexan-dre, comme faisant face de tous côtés fur tout vers Pun & vers Pautre flanc.

Voyons encore ce qu’Arrien dit de la destination de ces corps de cavalerie placésaux ailes & en avant de la ligne. MíVÍ&x Se ycf rdïç ciy.fl ci'jzc TU/NsfphTo , ct ireoííis-nevoiev ci iroKépuoi ro jcegaf trípttiv, èç uKayíss ipfiáhhav ávvèç èiri’iidprfetvrctç. H fut or-donné à Menidas ù aux autres chefs de ces corps , lorsque la cavalerie ennemìt pafferoit à leur portée pour tourner leur aile, de faire promptement un quart de conversion& de la prendre elle-même en flanc.

II est évident que cet ordre ne pouvoit être addreíîe à Menidas ni aux autres chefs,si leurs corps etoient placés derriere la ligne & de la maniéré que Mr. de Maizeroy l’ima-gine. Alexandre veut que Menidas parte dès le moment qu’il verra la cavalerie enne-mie s’acheminer pour tourner son aile, il veut qu’il la prévienne & qu’il Pattaque lui même enflanc. Conciliera-t-on l’exécution de ces manœuvres avec l’objet & la position d’une obli-que en arriéré ? Arrien en rapportant dans la fuite faction même & Peffet de toutes les dis-positions d’Alexandre, n’oublie pas de dire expressément que Menidas étant posté avec soncorps fort en avant &à la pointe de l’armée, se trouva par là à portée & en état d’attaquerà temps & de prévenir la cavalerie ennemie. * )

Si Alexandre ordonne à Menidas de faire faire un quart de conversion à fa cavalerie,pour tomber en flanc de celle de l’ennemi, onvoit que celle-là rie pouvoit être en ligneoblique. Le quart de conversion l’auroit redressée fur le front qu’avoit l’armée, & neíauroit pas portée au flanc de la cavalerie ennemie. Aussi dans le plan de Mr. de Maize-roy, ces corps de Menidas & des autres chefs s’avancent-ils simplement de front contreles ennemis qui font en chemin de les tourner, fans faire ce quart de conversion dontparle Arrien. Tout cela prouve que la disposition que Mr. de Maizeroy suppose àces corps de cavalerie, est directement contraire au récit d’Arrien, quoi qu’il le citecomme un garant.

Je ne fuis pas non plus de Pavîs de cet habile officier, lorsqu’il soutient que ces deuxCorps de cavalerie ayant pour but de garantir les flancs & les derrières de l’armée nepouvoient pas avoir une position différente de celle qu’il leur donne. 11 me parois au

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