Le P. Charlevoix, dont la dernière Histoirede la Nouvel France est la source de fausseté &d’erreur, à’où. les François tirent, en cette oc-casion , í0US leurs Argumens, avoue ; „ Que„ dar á plusieurs Traités, il trouve le nom de„ Nouvelle Ecosse , attribué tantôt à la Péninsule,„ exclusivément à la Côte méridionale (3 ) [ou„ au Pays situé au Sud du Fleuve] du Canada ,„ & tantôt à cette Côte, exclusivément à la„ Péninsule Mais il dit „ qu’on ne prouve-„ ra par aucun Mémoire qui puisse faire foi,„ que l’une & l’autre ayent porté ce nom en„ même-tems Voici néanmoins un Mémoi-re qui en peut faire foi. J’entens les Lettres Pa-tentes accordées au Chevalier Guillaume Alexan-dre ,coxïoborèes par fa Carte, où l’on trouve toutce qui est requis; & ce simple témoignage suf-fit pour démontrer le peu de solidité des sugges-tions de cet Auteur.
D a n s la vue de détruire la force de l’objec-tion qu’on pouvoit former de son propre aveu,que le nom de Nouvelle Ecosse a été donné, dansles Traités, aussi bien au Continent qu’à la Pé-ninsule , il ajoûte , que ces changemens de nomsfont modernes ; au-lieu qu’il s'agit entre les Anglaisb les François, des anciennes limites de l’Acadìeou Nouvelle Ecosse. II auroit dû dire de laNouvelle Ecosse ou Acadie. A cette occasion, ilassure , que ce que les Anglais nommèrent d'abordNouvelle Ecosse, nétoit Uniquement que la Côte desAcadie, depuis le Cap de Sable (ou Cap Sandy,
com-
( 3 ) Par la Côte méridionale, il faut entendre tout lePays fitué au Sud du Fleuve St. Laurent , Voyez l’Hist.Gen. de la Nouv Franc, de Charlevoix. Part. I, pag. 410.,quoiqu’il s’expritne dans des termes ambigus aSn de sédui-re ou cie décevoir le Lecteur.
A 5