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à-drre , à la fin àe son premier Livre , il em-ployé tout son second Livre à décrire YAcaiied’une manière conforme à cette déclaration. Ala vérité Mainpìdin ne décrit que les Côtes:mais il etoit si éloigné de limiter YAcadie à uneíìrnpJe CAte, qu’il dit expressément, pag. 65.,â fleuve St. Laurent coule au long de /’AcadieÉ? de Norimbegue ; ce qui signifie, en d'au-tres termes, que ces Provinces s’étendent juf-qu’au Fleuve, ou qu’il les borne au Nord. Cettedécision devroit être reçue, dans le cas dont ils’agit, comme une sentence définitive, & de la-quelle il ne devroit pas v avoir d’appel, puisqueChamplain , qui a demeuré 27 ans dans ces parties,revêtu de la qualité de Gouvérneur, pendant unlong espace de tems, ne pouvoit pas s'étre trompéen ce point; & comme il fit le Voyage en 1603.,avec De Monts , premier Fondateur de l’Etablis-fement de 1 'Acadie y il devoit naturellement con-noître les anciennes limites de cette Province,qu’on peut ainsi présumer être celles dont il faitmention.
S1 l'on objecte que ce paílàge prouve unique-ment, que le Fleuve St. Laurent bornoit auNordYAcadie , du tems que l’Auteur écrivoit; maisnon qu’il en fût l’ancienne ou la plus ancienne li-mite, nous disons que c’est une pétition de prin-cipe , & que cette défaite ne servira de rien, àmoins qu’on ne puisse prouver, par de bonnesautorités, qu'avant ce tems YAcadie avoitd’autreslimites.
Mais c’est-là ce qu’on ne sauroit faire parTautorité de quelque Voyageur contemporain,dans les mêmes Contrées; Car ni l’Auteur du
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