Côtes méridionales ; par conséquent vers la- Côtede Languedoc & de Provence , íì on l’applique àla France. Quelle exactitude ne devons - nouspas attendre d’un Historien, fîsubtil dans ses rai-íonnemens , si juste dans ses distinctions ? Jepourrois ajoûter si clairvoyant & si pénétrant.Car il ne s’est pas apperçû que fa fausse assertionest resucée par le même passage qu’il produit enpreuve ; puisque si 1 'Acadie n’est composée quede Côtes, fille du Cap Breton ne seroit rien deplus, & même elle seroit encore moins. Ce nedevroit être qu’une simple Côte , pendant queY Acadie consisteroit en.plusieurs Côtes.
Mais quel jugement doit-on porter de l’hon-nêteté de ce Jésuite, Qui pervertit le sens d’unAuteur dans un endroit, pour lui faire contredirece qu’il a déclaré dans plusieurs autres ?Sur la finde ee même Chapitre, dont il a tiré le paíïàge enquestion, Champlain nous apprend, „ qu’il avòit„ été trois ans & demi dans Y Acadie , tant à„ Ste. Croix [qui est fur le Continent septen-„ trional] qu’au Port Royal (8)”. Et suivantla promesse qu’il fait au même endroit, c’est-
à-dire ,
( 8 ) II ne fera hors de propos de descrire les defcouvertes deces Coftes , pendant trois ans £? demi que je fus à i’Acadie,tant à l’bábitation de Sainte Croix qu’au Port Royal, oitfeusmoyen de voir , £? descouvrir 1 e tout , comme U se verra auLivre suivant, pag. 48. Ces mots confirment ce qui estmoins clairement exprimé dans la page précédente, où ildit „ que puisque De Monts ne vouloit pas s’établir fur le,, Fleuve St. Laurent, il auroit dû chercher un endroit„ moins sujet à être abandonné que l’étoient Ste. Croix A„ Port Royal”. II ajoûte, „ que si De Monts, avoit pris„ une telle précaution, les habitans n’auroient pas aban-„ donné le Pays au bout de trois ans & demi, comme ils„ avoient fait i’Acadk” i sçavoir Stt. Croix & Port Royal,