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Comme iî ne l’a pas fait, je suppose qtfiîîl’a. point VÛ ce passage ; autrement je ne sçaisque dire en faveur des limites qu’il a assignéesdans la première impression de fa Carte, ni desaltérations qui ont été faites dans la seonde,& dans la troisième. Car s’il eut été informédes limites données à YAcadie par Champlaìn , ouréclamées par la France dans toutes ses négocia-tions avec X Angleterre , en conséquence du Trai-té de.K. Germain , je ne conçois pas commentil auroit pû. manquer de donner à YAcadie uneplus grande étendue de Pays, dans les premièresimpressions de sa Carte; & s’il a jugé que les ob-jections formées contre le Traité d'ptrecht é-toient de quelque poids, j’ai la mêmè peine àcomprendre pourquoi il lui en donne tant. D’unautre côté , s’il n’a point senti l’importance deces objections, lorsqu’il publia sa Carte pour lapremière fois-, je seroisbien aise de savoir, surquels fondemens il les a trouvé plus solides de-puis ; & d ou vient «pi’il n ’a p as vâ toute fafaute a la fois, mais qu il a raiiu «q venir à uneseconde correction sur le même sujet?
Ces considérations me portent à croire qu’iln'étoit pas suffisamment instruit ; car soit qu’il aitemployé l’autorité de Denys , ou qu’il se soit fié kÇharlevoix , aucun de ces deux Auteurs n’étoiten état de resoudre ses doutes ; le premier, com-me on l’a déja fait remarquer, n'ayant pointtouché l’article des limites, ou la division deYAcadie en Provinces; & l'autre ne s’étant pro-posé pour objet, que d’embrouiller la matière &de séduire ses Lecteurs, mais non de les instrui-re. En un mot, fans consulter Champlaìn , &sans trouver le passage en question, il ne pou»
voie