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titre, il s’est saisi, non - seulement de toUtecette Province, mais encore de toutes les Pof.fessions Britanniques en général. Le voici*Carte des Pays connus fous le nom de Canada, oùfont dflingiées les Possessions des François b desjnglois- M- Robert , qui est un Gentil-hommeentreprenant, étoit résolu de n'en pas faire àdeux fois, mais de frapper un coup hardi & dedevancer si considérablement tous les autresGéographes François, qu’aucun d eux ne seroiten état de le surpasser. U avoit certainementraison de ne pas demeurer en si beau chemin, tan-dis qu’il avoit la main à l'oeuvre. Car autantvaut que les François forment leurs prétensionsfur le tout que fur une partie. Qu’il fasse dela Caroline une partie du Canada , tandis que M.Guillaume De l’ifle en fait partie de la Louisiane ;ou qu’il donne improprement à toutes les Pos-sessions Britanniques, le nom de Canada , quidans son origine n’étoit qu’une petite Provincedans ìe voisinage de Québec , comme on le feravoir ci-après ; ces erreurs ne qu g des vé-tilles , qui dans l’idée des Géographes Françoisne doivent faire aucun tort à la réputationde leur savoir , ou de leur intégrité, non plusque les contradictions énormes qui se trou-vent entr’eux, sur le point des limites àeYAa-die. Charlevoix a inventé, en leur faveur, plu-sieurs fortes de fausses limites, fans fe déclarerlui-même potlr aucune; & Mrs. les Géogra-phes, en adoptant chacusl'un parti différent, nepeuvent manquer de’ fe contredire les uns lesautres. A cette occasion j’obferverai, quependant qu’ils semblent travailler à qui mieuxp’écartera de ] a vérité, & rognera le plusfur les droits des Anglois, ils prouvent p ar
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