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A Fégârd du premier argument, ils préten-dent que „ les mots Anciennes limites se rapp or .„ tent seulement à YAcadie , dont les bornes é-„ tant originairement fort étroites, ces mots„ avoient été inférés par la France , pour limi-„ ter la Nouvelle Ecosse
Or cet argument est un composé de plusieursfaussetés.
En premier lieu, on prétend que les motsanciennes limites avoient été inférés par la France-,au-lieu qu’ils ont été inférés à l’instance du Se*crétaire d’Etat St. Jean (depuis Lord Boling -troke) auprès de Mr. de Tony : D’où il s’ensuitqu’ils n’ont pû être inférés pour limiter la Nou-velle Ecosse ; car les Ministres AngloiS n’ávoientaucune envie de diminuer les prétendons de laGrande Bretagne", ni la France n’auroit pas souf-fert que le nom de Nouvelle Ecosse seul, eût étéemployé ensuite dans l’endroit qui est relatif àîa Pêche, si elle avoit inféré ici celui à'Acadieâvec le dessein susdit.
La seconde fausseté est, qu’on veut que lesanciennes (c’est-à-dire les originales) limites deXAcadie fussent fort étroites; attendu que, sui-vant Champlain même, le Père & le Fondateurdes Etabliísemens du Canada , comme les Fran-çois l’appellent, elles excedoient celles de laNouvelle Ecosse dans leur première fixation parle Roi Jacques I, en 1621° Et puisque cet Au-teur, le premier qui ait parlé des limites deVA :adie , a déclaré, que le Fleuve St. Laurent étoitla borne de cette Contrée, ce Fleuve dyit êtrepar conséquent considéré comme son ancienne ,
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