CONDUITE DES SIE 5 GES,C%. XXIII. 129
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lement en facilite le trajet; mais procure encore la com-modité d’y approcher le Canon pour le soutenir.
IV. Que si pourtant les avenues en sont longues, ,elles ont presque toujours quelques endroits qui s’élargifsent; de sorte que l’on peut y étendre les Logemens &y placer des Batteries, qui n’aiant affaire qu’à de petits !fronts, souvent mal terrasses, auront bientôt applani lestdifficultés des approches.
On s’apperçoit fans doute que je mets les choses au pis jaller; car il faut demeurer d’accord qu'il est très rare detrouver des Places considérables d’un abord si inaccessible. !;]Leur situation seroit trop contraire au commerce de la !vie, & je doute qu’il fût moins incommode aux Assiégés \d’y entrer & d’en sortir, que pénible aux Assiégeans d’en Iapprocher. L’intérêt veut donc que ces fortes de Places jlsoient renfermées dans un petit circuit; & comme leur !front ne leur donne que peu de croisée fur les avenues , !
on est bien moins sojet à y trouver les obstacles qu’oppo- il
sent celles qui sont situées au milieu des Marais. D’ailleurs, I
leur petitesse ne leur permet pas communément d’avoir I
plus d’une avenue, tellement que quarante hommes soffi- I
sent pour en bloquer trente ; mais si elles en ont plusieurs, I
les Sorties de la Garnison qui ne peut être que médiocre, !
ne seront jamais de la qualité de celles des autres Sièges. I
Les Places, auxquelles on ne peut communiquer que I
par des Chauísees entre des Marais, ont certainement de I
grandes incommodités; mais quelquefois elles ne sont pas I
fans remède. La quantité d’avenues qu’on y ren- I
contre ordinairement , donne lieu de former plusieurs I
Attaques, & les Marais ne sont pas toujours si impratiqua- I
blés, qu’on n’y puisse en quelque sorte glisser des bat- I
teaux. Quant aux autres Places , dont la situation estmoins fâcheuse, A qui sont défendues par des Garnisons
R médio-