Buch 
Des bois propres au service des arsenaux de la marine et de la guerre, ou développement et rapprochement des lois, règlemens et instructions concernant la recherche, le martelage et l'exploitation des arbres propres aux constructions navales, de l'artillerie ... / par P. E. Herbin de Halle
Entstehung
Seite
285
JPEG-Download
 

( 2 85 }

ment les Mâts peuvent être plus ou moins élevés , et com-ment on peut en distribuer plusieurs sur différons pointsde la longueur d’un vaisseau.

Les MATS d’un navire ont des noms distinctifs et desplaces déterminées , et la mâture d’un vaisseau de guerre ,réunit tous les Mâts que l’art a imaginé nécessaires ausillage et aux évoluions d’un bâtiment quelconque. Le Mâtincliné et placé sur l’avant, du vaisseau, se nomme beaupré ;le Mât suivant, qui est vertical, est nommé Mât demisaine ; celui qui répond à-peu-près au milieu du bâti-ment, porte le nom de grand Mât-, il est le plus souventperpendiculaire à la quille ; enhn, le Mât qui esta l’arrière,et qui est ordinairement parallèle au grand Mât , est leMât d’artimon.

Ces MATS considérés, chacun séparément, sont com-posés de Mâts partiels , qui, par leur longueur particu-lière , forment ensemble la hauteur totale de chaque Mât.Le premier Mât partiel du grand Mdtc st nommé bas-Mât-,son pied repose sur la carlingue du vaisseau , et il s’élèvejusqu’à une certaine hauteur déterminée par l’art et parl’expérience. Le second Mât partiel, dont la longueur sertde prolongement au bas Mât , est le grand Mât de hune ;et le troisième Mât partiel, est le Mât de perroquet. Lestrois Mâts partiels de misaine , sont aussi nommés bas-Mâtde misaine , petit Mât de hune et Mât de petit perroquet.Le Mât d’artimon est souvent formé de deux Mâts par-tiels et quelquefois de trois, qui sont nommés bas-mâtd’artimon, Mât de perroquet de fougue tt Mât de perruche.Le beaupré n’est pas composé de plusieurs Mâts partiels ;cependant il a une espèce de petit Mât nommé bout-de-hors ou bâton de foc, qui prolonge sa longueur ou sa sailliehors du vaisseau ; mais les dimensions de ce bout-de-horsn’ont pas, avec celles du beaupré , un rapport compa-rable à celui qui règne entre les dimensions des Mâts par-tiels d’un même Mât.

On voit, par ce que nous venons de dire , que les plusgrands arbres ne pouvant fournir des Mâts à la plus grandehauteur qu’exige un gros vaisseau, on forme de grands Mâtsde plusieurs Mats partiels , placés les uns au-dessus desautres. Il en est de même à l’egard de la grosseur des bas-Mâts, que l’on compose ainsi par cette raison, de plusieursadirés assemblés et liés entre eux pour ne former qu’un