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CHAPITRE VI. — ART. XLI.
I e général en chef puisse vouer tous sess Oins à la direction suprême des opérations,qu’on lui a donné un état-major chargé desdétails d’exécution; dès lors toutes leursattributions sont nécessairement en com-munauté , et malheur à l’armée quand cesautorités cessent de n’en faire qu’une ; celan’arrive cependant que trop fréquemment,d’abord parce que les généraux sont hom-mes et qu’ils en ont tous les défauts ; en-suite, parce qu’il ne manque pas dans l’ar-mée d’intérêts ou de prétentions en rivalitéavec les chefs d’état-major (1).
On ne saurait attendre de notre précis untraité complet pour régler tous les pointsde cette science presque universelle del’état-major; car, en premier lieu, chaquepays attribue à ce corps une compétenceplus ou moins étendue, en sorte qu’il fau-drait un traité différent pour chaque armée;ensuite beaucoup de ces détails se trouventtant dans les ouvrages précités que danscelui du colonel Lallemand, intitulé : Traitédes opération secondaires de la guerre; danscelui du marquis deTernay, enfin, dans lepremier ouvrage de l’archiduc Charles ,intitulé : Grundsatze der lioheren Kriegs-Kunst.
Je me bornerai donc à présenter quelquesidées sur les premiers articles de la nomen-clature qui précède :
1° Les mesures que l’état-major doitprendre pour préparer l’entrée en campa-gne , embrassent toutes celles qui sont denature à faciliter la réussite du premier pland’opérations. On doit naturellement s’assu-rer , par des revues des différents servicesque tout le matériel est en bon état; les
(1) Les chefs de l’artillerie, du génie, et del’administration, prétendent tous travailler avec legénéra) en chef et non avec le chef d’état-majorRien, sans doute, ne doit empêcher ces rapports
chevaux, les voitures ou caissons, les attela-ges, l’harnachement, la chaussure, doiventêtre examinés ou complétés. Les équipagesde ponts, les caisses d’outils du génie, letrain d’artillerie, les équipages de siège sion doit les mouvoir, enfin, ceux de l’ambu-lance, tout, en un mot, ce qui constitue lematériel, doit être vérifié et mis en bon état.
Si l’on ouvre la campagne dans le voisi-nage de grands fleuves, il faudra préparerà l’avance des chaloupes canonnières et desponts volants , puis faire retirer toutes lesembarcations sur les points et à la rive oùTon croira devoir s’en servir. Des officiersintelligents devront reconnaître les pointsles plus favorables tant pour l’embarque-ment que pour l’arrivage, en préférant leslocalités qui offriraient les chances de suc-cès les plus certaines pour un premier éta-blissement sur la rive opposée.
L’état-major préparera tous les itinérai-res qui seront nécessaires pour amener lesdifférents corps d’armée sur les points derassemblement, en s’attachant surtout à di-riger les marches de manière à ne rien fairepréjuger à l’ennemi relativement aux entre-prises que l’on aurait dessein de former.
Si la guerre est offensive, on conviendraavec les chefs du génie des travaux à exé-cuter à proximité de la base d’opérations,dans le cas où des têtes de ponts ou campsretranchés devraient y être construits.
Si Ta guerre est défensive, on ordonneraces travaux entre la première ligne de dé-fense et la seconde base ;
2° Une partie essentielle de la logistiqueest, sans contredit, celle qui concerne larédaction des dispositions de marches oud’attaques, arrêtées par le général en chefet transmises par l’état-major. La premièrequalité d’un général, après celle de savoir
directs de ces autorités avec le général en chef;mais il doit travailler avec elles en présence duchef d’état-major et lui renvoyer toute leur corres-pondance; autrement il y aurait confusion.