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2 (1840) L' histoire de la guerre de sept ans en Allemagne : pendant les annés 1756 et suivantes / par de Jomini ; traduit de Lloyd
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CHAPITRE VI. ART. XLI.

I e général en chef puisse vouer tous sess Oins à la direction suprême des opérations,quon lui a donné un état-major chargé desdétails dexécution; dès lors toutes leursattributions sont nécessairement en com-munauté , et malheur à larmée quand cesautorités cessent de nen faire quune ; celanarrive cependant que trop fréquemment,dabord parce que les généraux sont hom-mes et quils en ont tous les défauts ; en-suite, parce quil ne manque pas dans lar-mée dintérêts ou de prétentions en rivalitéavec les chefs détat-major (1).

On ne saurait attendre de notre précis untraité complet pour régler tous les pointsde cette science presque universelle delétat-major; car, en premier lieu, chaquepays attribue à ce corps une compétenceplus ou moins étendue, en sorte quil fau-drait un traité différent pour chaque armée;ensuite beaucoup de ces détails se trouventtant dans les ouvrages précités que danscelui du colonel Lallemand, intitulé : Traitédes opération secondaires de la guerre; danscelui du marquis deTernay, enfin, dans lepremier ouvrage de larchiduc Charles ,intitulé : Grundsatze der lioheren Kriegs-Kunst.

Je me bornerai donc à présenter quelquesidées sur les premiers articles de la nomen-clature qui précède :

1° Les mesures que létat-major doitprendre pour préparer lentrée en campa-gne , embrassent toutes celles qui sont denature à faciliter la réussite du premier plandopérations. On doit naturellement sassu-rer , par des revues des différents servicesque tout le matériel est en bon état; les

(1) Les chefs de lartillerie, du génie, et deladministration, prétendent tous travailler avec legénéra) en chef et non avec le chef détat-majorRien, sans doute, ne doit empêcher ces rapports

chevaux, les voitures ou caissons, les attela-ges, lharnachement, la chaussure, doiventêtre examinés ou complétés. Les équipagesde ponts, les caisses doutils du génie, letrain dartillerie, les équipages de siège sion doit les mouvoir, enfin, ceux de lambu-lance, tout, en un mot, ce qui constitue lematériel, doit être vérifié et mis en bon état.

Si lon ouvre la campagne dans le voisi-nage de grands fleuves, il faudra préparerà lavance des chaloupes canonnières et desponts volants , puis faire retirer toutes lesembarcations sur les points et à la riveTon croira devoir sen servir. Des officiersintelligents devront reconnaître les pointsles plus favorables tant pour lembarque-ment que pour larrivage, en préférant leslocalités qui offriraient les chances de suc-cès les plus certaines pour un premier éta-blissement sur la rive opposée.

Létat-major préparera tous les itinérai-res qui seront nécessaires pour amener lesdifférents corps darmée sur les points derassemblement, en sattachant surtout à di-riger les marches de manière à ne rien fairepréjuger à lennemi relativement aux entre-prises que lon aurait dessein de former.

Si la guerre est offensive, on conviendraavec les chefs du génie des travaux à exé-cuter à proximité de la base dopérations,dans le cas des têtes de ponts ou campsretranchés devraient y être construits.

Si Ta guerre est défensive, on ordonneraces travaux entre la première ligne de dé-fense et la seconde base ;

2° Une partie essentielle de la logistiqueest, sans contredit, celle qui concerne larédaction des dispositions de marches oudattaques, arrêtées par le général en chefet transmises par létat-major. La premièrequalité dun général, après celle de savoir

directs de ces autorités avec le général en chef;mais il doit travailler avec elles en présence duchef détat-major et lui renvoyer toute leur corres-pondance; autrement il y aurait confusion.