INTRODUCTION. 21
efforts : cela explique pourquoi les forces quioccupaient l’Espagne furent insuffisantes pours’y maintenir ; la prudence aurait exigé qu’onse hâtât de les concentrer derrière l’Ebre poury attendre des renforts. Murat, grand-duc deBerg, commandant en chef des troupes françai-ses , ayant été nommé, par Charles IV , lieute-nant de son royaume et président de la junte dugouvernement, exerçait la souveraineté en Es-pagne ; ce général, jugeant mal sa situation , fitmarcher trois corps , l’un sur le royaume deLéon , l’autre sur Valence, le troisième sur Ca-dix. Le premier battit une armée espagnole denouvelles levées dans les champs de Riosecco ,sans que ce succès fût suivi de résultats mar-quans ; le second, n’ayant pu s’emparer de Va-lence, battit en retraite sur Madrid ; le troi-sième , après avoir pénétré en Andalousie jus-qu’à Cordoue , fut obligé de se replier sur An-dujar ; et Murat, ayant retenu trop long-temsce corps dans cette position, quoique le généralqui le commandait sollicitât vivement l’ordrede repasser les défilés de la Sierra-Morena , futainsi la cause première de ce désastre de Baylen,par suite duquel les troupes françaises se virentcontraintes de se retirer précipitamment surl’Ebre .
1808 .
8 juillet.
33 Juillet