INTRODUCTION.
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patrie , il était parvenu à s’embarquer sur uneflotte anglaise avec une partie de ses troupes.
Ainsi tout semblait favorable à la cause del’indépendance ; néanmoins on ne saurait sedissimuler que les troupes espagnoles , en quel-que sorte improvisées, manquaient d’instruc-tion , d’esprit de corps, de confiance mutuelle etde confiance dans leurs généraux, qualités pres-que toutes indispensables pour constituer debonnes troupes, et que le coui’age individuelne peut suppléer. Les armées espagnoles n’a-vaient d’ailleurs ni assez de cavalerie ni assezd’artillerie, et l’administration militaire y étaitdans le plus grand désordre. Enfin, elles étaientcommandées par plusieurs généraux indépen-dans les uns des autres, et dont un généralen chef ne coordonnait point les opérations.Toutes ces raisons, et le souvenir du reversde Riosecco, auraient dû pénétrer les Espa-gnols de l’impossibilité où se trouvaient leurstroupes , de se mesurer en batailles rangéescontre les troupes françaises ; mais la pré-somption naturelle à ce peuple , augmentéeencore par les succès qu’il venait d’obtenir,s’opposait à ce qu’il profitât des leçons de l’ex-périence.