INTRODUCTION. 27
«les contributions que les places de Stettin ,Custrin et Glogau ; mais il fut stipulé que laPrusse ne pourrait, pendant dix ans, avoirplus de quarante-deux mille hommes sous lesarmes. On assure enfin que Napoléon et Alexan-dre tombèrent d’accord , mais vaguement., dese partager l’Europe . Ce projet ne pouvait êtrequ’un leurre qu’employait Napoléon pour em-pêcher Alexandre de pénétrer toute l’étenduede ses projets ambitieux ; car l’homme qui ,depuis son avènement au consulat, avait accrusa puissance avec une rapidité si inquiétantepour l’indépendance de l’Europe , ne voulait ypartager la suprématie avec personne. On voitqu’Alexandre, qui, jusqu’à la paix de Tilsit,avait tant blâmé l’abus que Napoléon faisait desa puissance , et qui depuis exprima son indi-gnation de la conduite des Anglais envers leDanemarck , ne comptait lui-même que surl’emploi de la force pour mettre à exécution cequi venait d’être convenu.
Napoléon , ayant ainsi resserré les liens d’a-mitié personnelle qui semblaient l’unir à Alexan-dre , en ayant obtenu tout ce qu’il désirait,revint à Paris , n’y resta que quelques jours, etpartit pour l’Espagne , dont il franchit la fron-tière le 4 novembre 1808. Il battit successive-