28 INTRODUCTION.
1808 .
ment, par ses lieutenans, trois armées espa->3 novembre! gnôles , à Espinosa , à Burgos et à Tudela ;
3 o novembre, triompha, à Sommo-Sierra , d’un corps de ré-serve qui couvrait Madrid , et cette capitale lui4 décembre, ouvrit ses portes après lui avoir résisté deuxjours seulement. Les débris de l’armée d’Ara-gon , réfugiés à Saragosse , prouvèrent, parune défense plus belle que ne l’avait été la pre-mière , que ce n’était point le courage qui avaitmanqué aux soldats espagnols ; et la bonne con-duite des vétérans de La Ilomana, qui arrivè-rent assez tôt pour couvrir les débris de l’arméede Blacke, confirme ce que j’ai dit précédem-ment des causes qui rendaient les armées espa-gnoles incapables de se mesurer en bataillerangée contre les armées françaises.
Pendant ces rapides succès , une armée an-glaise s’était avancée jusqu’à Salamanque ; Na-poléon, en personne, marcha à sa rencontrejusqu’à Astorga , et laissant au maréchal Soult,duc de Dalmatie , l’un de ses lieutenans, le soin1809 . de la poursuivre, il rétrograda avec sa garde7 janvier, jusqu’à Valladolid, d’où il partit brusque-ment pour Paris . Ce départ précipité fut at-tribué à la connaissance qu’il avait acquise desprojets de l’Autriche ; mais il serait possibleque le dépit de ne pouvoir terminer cette