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INTRODUCTION.
en attendait, et Ton doit convenir qu’il étaitdifficile de ne pas croire à l’accomplissementde cette prophétie.
L’Angleterre, entrevoyant à peine la possi-bilité de défendre le Portugal , dans de tellesconjonctures, hésita un moment à continuerune lutte qui allait devenir si inégale 5 elle s’ydécida pourtant, et fit aussitôt passer dans ceroyaume les troupes qui avaient été employéesà l’expédition de l’Escaut.
Une force auxiliaire des armées régulièress’organisait alors en Espagne , et semblait ca-pable , en prenant de l’accroissement, d’entra-ver les opérations des Français et de leur faireéprouver de grandes pertes : je veux parler desguérillas. La Romana, le premier, avait en-gagé ses compatriotes à ne point se mesurer enbataille rangée avec les Français , mais à leurfaire une guerrede partisans ; et, joignant l’exem-ple au précepte, il avait fait avec succès ce genrede guerre dans la Galice et dans les Asturies ;les Espagnols auraient évité bien des reverss’ils avaient suivi ses conseils. Eclairées enfinpar l’expérience, la junte centrale et les juntesprovinciales favorisèrent, dans les provinces oc-cupées par l’ennemi, l'établissement de bandesque l’on nomma guérillas; les exactions des