INTRODUCTION.
La situation de l’armée française, amélioréesans doute, ne cessait point d’étre critique ; laroute qu’elle suivait était interceptée par desmilices peu redoutables à la vérité , mais quilui occasionèrent de grands retards, en détrui-santes ponts sur la Deuça et sur l’Alva. Il fallaitque Ney contint Wellington assez long-temspour que l’on put rétablir ces ponts , e t y fairepasser les troupes et cette quantité de troupeauxet de bêtes de somme qui suivaient l’armée.Quels que fussent le talent et la fermeté de Ney,il n’aurait jamais pu obtenir ce résultat avecle peu de forces dont il disposait, si Welling-ton , au lieu de perdre du teins à tourner l’ar-rière-garde française, l’eût attaquée de front.
Massena, après avoir repassé l’Alva, crutqu’il pourrait disposer d’une journée entière,et le pays offrant des ressources, il envoyale tiers de son monde à la maraude. Le restede l’armée française goûtait le repos dansses bivouacs, lorsque Wellington ayant passél’Alva deux lieues au dessus de la route, parutinopinément sur le flanc gauche des Fran-çais. L’occasion perdue à Condeixa se présen-tait de nouveau. Si Massena se décidait à ac-cepter la bataille, il devait être vaincu, puisquele corps de Reynier et le tiers des troupes qu’il