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Tome premier.
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86
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86 INTRODUCTION,

l’introduction des denrées coloniales. Les mar-chandises anglaises continuaient à être prohi-bées ; mais on prohibait également plusieursobjets de luxe, que la Russie avait jusqu’alorstirés de F rance, et qu’elle ne pouvait se pro-curer qu’avec de l’or. Quoique Napoléon sefût plaint vivement de ces nouvelles mesures ,et particulièrement de l’introduction des den-rées coloniales , Alexandre maintint ses ré-solutions : il opposait à Napoléon sa propre]«io. conduite; car ce souverain avait aussi auto-5 »uûi. risé l’introduction des denrées coloniales (a)dans ses états. Les deux monarques ne s’accor-daient pas davantage en ce qui concernait leduché d’Oldenbourg ; Napoléon offrait de don-ner , en échange , la ville d’Erfurt et son terri-toire , pays qui avait moins d’étendue et moinsdépopulation que le duché ; mais le duc refu-sait de consentir à cet échange, lors même qu’ilaurait été avantageux ; il réclamait l'exécutiondu traité de Tilsit, et Alexandre appuyait cetteréclamation.

(a) Napoléon avait autorisé l’introduction des denrées co-loniales par un décret daté de Trianon, le 5 août :8io, ets'était attribué le monopole de ces denrées en ne les laissantpénétrer en France qu’au moyen de licences ; il faisait ainside très-grands bénéfices.