INTRODUCTION.
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mer. Quant aux foi’ces de l’empire russe , ellesne paraissaient si considérables que parce qu’onajoutait à la partie régulière et mobile de l’ar-mée les troupes irrégulières, dont la plupartgardent les frontières de l’Asie ; les troupes degarnison que Ton recrute avec les militairesqui ne peuvent plus servir dans l’armée active ,et sont à peu près invalides; enfin jusqu’à destroupes de marine , exercées au service de l’in-fanterie. Il est aussi naturel de penser qu’onexagérait la force de cette armée en comptantles rc'gimens au complet, tandis qu’ils y étaientrarement.
Ces raisons réunies expliquent pourquoil’on n’avait point encore vu la Russie mettreen mouvement une armée qui s’élevât à centmille hommes. Elle n’avait jusqu’alors pris unepart active aux guerres entre les principalespuissances de l’Europe , que comme auxiliaire ;contre le grand Frédéric pendant la guerrede sept ans, et contre la France pendant lesguerres de la révolution. Dans ces dernièresguerres, les armées russes obtinrent, à la vé-rité , des succès marquans sous le commande-ment de Suwarof ; mais lorsque ce général ar-riva en Italie, les Français venaient d’y perdrela bataille de Vérone et battaient en retraite.