INTRODUCTION.
97
Depuis cette époque , la Suisse, la Moravie etla vieille Prusse ne leur avaient vu essuyer quedes revers.
Si la Russie était moins redoutable qu’on nele croyait généralement pour porter la guerreau delà de ses frontières, elle était très-puis-sante pour se défendre sur son territoire. Eneffet, l’empire russe , étant peu peuplé, of-frait peu de ressources pour se procurer desmoyens de transports, pour alimenter une ar-mée envahissante , pour la pourvoir de toutesles choses qui lui sont nécessaires. Par les mêmesraisons, les troupes étaient obligées d’y bivoua-quer presque toujours. D’ailleurs l’immenseétendue de cet empire permettait aux corps quirestaient sur la défensive d’échapper par lafuite aux résultats des combinaisons militairesordinaires. La rigueur de l’hiver forçait à sus-pendre les opérations militaires. Enfin, la Rus-sie pouvait gêner les communications d’une ar-mée envahissante avec cette quantité de cavale-rie irrégulière dont elle dispose.
Les négociations relatives aux différends quis’étaient élevés entre Alexandre et Napoléon seprolongèrent, sais résultat, pendant tout lecours de l’année iBii. Le premier se plaignaitde l’extension du luché de Varsovie , et de la
i.
7