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INTRODUCTION.
geait impérieusement ; mais son amour-propres’y refusait, et son caractère le portait à laguerre : ces mobiles l’emportèrent. Aussitôtqu il eut pris son parti , il recouvra sa tran-quillité d’esprit, et une sorte de gaîté qu’iléprouvait à l’aspect des grandes chances aux-quelles il s’était si souvent exposé.
L’Europe entière semblait devoir prendrepart à la lutte qui allait s’engager. Napoléon disposait en maître de tous les pays qui com-posaient l’empire français , de ceux qui for-maient la confédération du Rhin, de l’Italie ,de l’Illyrie, de la Dalmalie et du duché de Var-sovie; l’Autriche, la Prusse, la Suisse et leDanemarck étaient ses alliés ; il se flattait d’en-gager la Turquie à recommencer la guerrecontre la Russie , et il n’avait pas perdu l’espoird’obtenir la coopération de la Suède .
La Russie n’avait pas d’allié ostensible ; maiselle comptait sur l’Angleterre, qui luttait de-puis plusieurs années contre Napoléon , et avaitpuissamment secouru tous les ennemis de ceconquérant. Elle espérait que le sultan rati-fierait les préliminaires de paix signés à Buka-rest, et le traité secret conclu avec la Suède luiassurait la coopération de cette puissance si laguerre se faisait en Allemagne . Alors aussi elle