NOTES DE L’INTRODUCTION. 121hommes. Il évalue les forces de Soult,au commence-ment de la retraite des Anglais , à vingt-trois millehommes; aussi Moore est-il très-blâmable d’avoir faitfaire à son armée les marches forcées qui lui occasio-nèrent de si grandes pertes, et dont aucun motif mili-taire ne justifiait la nécessité. On sait que Moorepérit à la Corogne en animant les troupes de sonexemple.
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Quand même le corps de Ney, qui était resté dansle royaume de Léon, aurait été réuni à celui deSoult, Moore n’aurait pas dû se retirer avec cetteprécipitation; il aurait dû faire couvrir sa retraitepar une forte arrière-garde, chargée de disputertoutes les positions ; mais les Anglais n’avaient encoreque peu d’usage de la grande guerre, et le nouveausystème qu’ils avaient adopté était plutôt propre àdéfendre les positions de pied ferme qu’à soutenirune retraite, ou à pousser vivement une armée quise retire.
L’infanterie anglaise se montra à la Gorogne, et de-puiscàTalavera etaBusaco, meilleure qu’elle ne l’avaitété jusqu’alors et étonna les Français , qui étaient habi-tués depuis les guerres de la révolution française à enfaire peu de cas. On ne saurait attribuer ce change-ment à sa composition en hommes, puisque l’on n’apoint remarqué que les régimens qui n’étaient compo-sés que d’Anglais fussent meilleurs que les régimenshanovricns, ni que ceux que l’on recrutait avec deshommes de différentes nations. Il ne résultait pas non