NOTES DE L’INTRODUCTION. 123
» mesure qui guérirait à jamais l’Autriche de ses dé-» fiances, et il crut que le mariage avec une archidu-» chesse aurait cet effet. Son opinion avait été celle du» baron de Thugut , qui déjà, en i8o5, avant la paix» de Presbourg , et à l’occasion du mariage du prince» Eugène Beauharnais , s’en était entretenu avec lui» par l’entremise de M. Pellenc, alors attaché à la» chancellerie impériale de Vienne , et qui l’en entre-» tint lui-même en 1809. Considérant celte alliance» comme un gage de paix, le duc de Bassano la dé-» sira ardemment. Dès le mois de décembre, Napoléon » s’en était ouvert à lui. Son choix était incertain ; il» ne pouvait le fixer avant de savoir s’il serait agréé;» et les démarches devaient être conduites avec assez» de ménagement, pour qu’il fût sur sans être engagé.
» Il chargea le duc de Bassano de préparer secrè-» tement les voies avec l’Autriche , tandis que les ou-» vertures étaient faites, à Pétersbourg et à Dresde ,» par les ambassadeurs de France . La négociation» marcha rapidement à Paris ; le comte Alexandre de» Lahorde servit d’intermédiaire auprès du prince de» Schwartzenberg, ambassadeur d’Autriche . Tout fut» convenu jusqu’aux clauses du contrat de mariage,» sans qu’aucune parole officielle eût été prononcée.» La réponse de Dresde ne pouvait être douteuse;» celle de Pétersbourg arriva, et, une heure après le» conseil extraordinaire dans lequel le choix de Na-» poléon devait être arrêté fut assemblé.
» Les avis se partagèrent ; le duc de Bassano ap-