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Tome premier.
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>3 + NOTES DE L’INTRODUCTION.

sence. Il ne put reconnaître la position qu’occupaitWellington, parce qu’il était presque nuit; il ordonnanéanmoins l’attaque pour le lendemain, par suite de laconfiance qu’il avait dans l’opinion de Ney, qui l’enga-geait à prendre ce parti. Massena quitta Ney en luidisant : A demain.

La position de Busaco était redoutable à cause de larapidité de la montagne qui réduisait les Français àn’attaquer qu’avec leur seule infanterie, tandis que lesAnglais avaient posté avantageusement une partie deleur artillerie; néanmoins cette position avait beaucoupd’étendue etelle pouvait être enlevée, puisque l’infan-terie française parvint jusqu’au sommet. On pourraitciter des positions plus redoutables enlevées par l'infan-terie française pendant les guerres de la révolution : cen était donc pas une faute d’attaquer la position deBusaco.

Massena fut repoussé parce que les Anglais em-ployèrent , pour la défense des hauteurs qu’ils occu-paient, la manœuvre dont j’ai parlé précédemment,qui est bien préférable à ce qu’on avait pratiqué habi-tuellement jusqu’alors. Il n’en fut pas moins blâmablede n’avoir point fait reconnaître le pays situé sur sadroite; s’il l’eut fait, il aurait appris qu’au lieu d’atta-quer de front la position qu’occupait Wellington, ilpouvait la tourner, s’il le jugeait préférable; mais cetteopération n’était pas non plus sans danger, puisqueWellington aurait pu attaquer l’armée française, avecbeaucoup davantage, pendant quelle aurait été en-