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Tome premier.
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LIVRE I.

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un jour de bataille. L’armée avait trois équi-pages de ponts, dés convois d’outils et autresmatériaux nécessaires au corps du génie, etderrière.’ elle des convois de munitions et deuxéquipages de siège qui avaient été organisés àDantzig et à Magdebourg , et qu’on destinaitaux sièges de Riga et de Dünabourg. De nom-breux employés (3) des vivres lui étaient atta-chés , et elle était suivie par un grand nombred’ouvriers de toute espèce et de tout âge; lesboulangers, les maçons étaient d’une utilitéincontestable ; mais quel parti Napoléon vou-lait-il tirer de ceux qui exerçaient d’autres pro-fessions ?

Pour porter la guerre avec une armée énormeà de si grandes distances et dans des pays peupeuplés qui ne pouvaient subvenir à ses besoins,on la faisait suivre par de nombreux convois devivres et d’équipages militaires (4). Les routesqui conduisaient à l’armée en étaient encom-brées ; la Vistule , le Frisch-Haff, la Prégel etle canal qui fait communiquer cette rivière avecle Niémen , étaient couverts de bateaux chargésde vivres. Chaque colonel avait en arrière deson régiment, à plus ou moins de distance , undépôt d’habillement quelquefois suffisant pourl’habiller à neuf. Les équipages particuliers,