i 7 6 EXPÉDITION DE RUSSIE ,cette dernière armée à envahir l’Italie en pas-sant par la Servie, la Bosnie et la Croatie ; ex-pédition inexécutable par plusieurs raisons , etsurtout parce qu’on ne pouvait l’entreprendrequ’avec l’agrément de la Turquie , qu’il eût étéimpossible d’obtenir.
Alexandre commandait en chef son armée ;les membres de son conseil qui avaient le plusd’influence se disputaient l’honneur difficile dele guider dans la conduite de cette guerre ; ilsproposaient continuellement de nouveaux plansde défense ; on n’en adoptait aucun. L’état deperplexité et d’irrésolution du monarque étaitune suite naturelle de la situation critique danslaquelle il se trouvait : il allait lutter contre unearmée long-tems victorieuse , et remplie dusentiment de sa supériorité ; à forces égaleselle eût été redoutable , comment lui résisterlorsqu’elle avait un nombre presque double decombattans ? Alexandre ne connaissait pourtantpoint toute la grandeur du péril qui le mena-çait ; trompé par de faux renseignemens (8), ilcroyait l’année de Napoléon moins nombreusequ’elle ne l’était réellement. Enfin la a aste fron-tière par laquelle Napoléon pouvait l’attaqûerétait entièrement ouverte.
Les moyens de défense à employer étaient