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Tome premier.
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189
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LIVRE I.

18i)

vant le nourrir, il était obligé de fouiller lesmaisons pour y chercher des vivres Telle fut lamanière dont nous traitâmes les Lithuaniens, quinous avaient attendus comme leurs libérateurs.

La fuite des fonctionnaires publics , la pé-nurie de fourrages occasionée par l’aridité del’année qui venait de s’écouler et l’époque àlaquelle Napoléon avait commencé les hosti-lités , furent autant de circonstances qui aug-mentèrent les difficultés de cette guerre. Larigueur du climat ne lui permettait pas de pé-nétrer en Russie au commencement de l’hiver ,comme il avait fait en Autriche et en Prusse ;mais s’il eût commencé les hostilités en mai, il au-rait gagné deux mois pour ses opérations, et trou-vé plus de ressources pour alimenter son armée.

L’intention de Napoléon était de continuerses mouvemens avec la même rapidité ; les pluiesdont l’armée avait été accablée, réunies à la fa-tigue d’une marche rapide, le forcèrent à s’ar-rêter. Peu de soldats auraient pu suivre leursdrapeaux, et il fallait compléter l’attelage desbatteries; on remplit ce dernier objet en pre-nant les meilleurs chevaux des voitures de vi-vres et des parcs de réserve d’artillerie, et pour-tant on fut obligé de laisser du canon à Wilna .

Le repos fut très-court, et les opérationsrecommencèrent bientôt avec une nouvelle vi-