LIVRE I.
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qu’il avait garnis d’infanterie. La cavalerie sedéploya autant qu’il lui fut possible, et la ca-nonnade s’engagea : bientôt arriva la divisionDelzons ; Murat lui ordonne de passer le ravinet de marcher à l’ennemi. Dans les bois épaisde la droite, le succès fut balance : à la gaucheil fut complet; mais l’ennemi ayant conduit unrenfort sur ce point, y reprit l’offensive etnous rejeta en deçà du ravin. Une seconde at-taque eut le même succès, fut suivie du mêmerevers ; déjà une colonne d’infanterie enne-mie , profitant de cet avantage , passait le ravinlorsque Murat, chargeant lui-même à la têted’un régiment de cavalerie polonaise, la rom-pit et l’enfonça ; ce succès ranime l’ardeur del’infanterie, elle charge de nouveau l’ennemi,et enlève sans retour la position. Ce combatfut vif, mais très-court. Les Russes se mirenten retraite sur toute la ligne, et furent pour-suivis jusqu’à l’entrée d’un grand bois que tra-versait la route ; Murat hésitait à les y attaquer,ignorant s’ils n’avaient pas reçu de nouveauxrenforts, lorsque Napoléon arriva et fit péné-trer dans le bois; les Russes en furent chassés;on enleva successivement toutes leurs positions,et on les mena ainsi jusqu’à environ deux lieuesde Witepsk .