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Tome premier.
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234 EXPÉDITION DE RUSSIE .

vières ; d'autres compagnies à l’endroit où elletraverse la route , et prirent poste au sommetdu coteau qui la horde : le passage se trouvaainsi assuré sur deux points.

Pendant la chaleur du combat, les employés,les vivandiers, les valets, enfin tout ce qui mar-che à la suite d’une armée, fut saisi d’une de cesterreurs paniques dont on a tant d’exemples ;ils s’enfuirent jusqu’à plusieurs lieues de l’a-vant-garde , répandant que l’armée françaiseétait battue et se retirait. La marche rétrograded’un régiment de cavalerie, dans le but de fa-ciliter le passage de la division Delzons, futcause de cette terreur panique.

A la latitude et dans la saison où l’on se trou-vait , les jours sont très-longs, et Napoléon au-rait pu engager sur-le-champ une affaire géné-rale s’il avait eu ses troupes sous la main ; maiselles n’arrivaient que successivement ; il les pas-sait en revue et leur assignait la place qu’ellesdevaient occuper pour la bataille du lendemain.Il croyait enfin en venir à une affaire géné-rale ; certain du succès , il espérait qu’elle dé-ciderait du sort de la Russie : c’était ainsi qu’ilavait terminé brusquement presque toutes sesguerres, et qu’il avait forcé ses ennemis à su-bir sa loi. L’armée , remplie des memes espé-