246
taux ne pouvaient le faire qu’en cinq jours. Tousmaraudaient, les premiers parce qu’aucune au-torité ne les en empêchait, les seconds parnécessité. Je dois ajouter aussi que le soldatn’aurait pu , avec la simple ration , supporterlong-tems les fatigues excessives auxquelles ilétait soumis. A Wilna , on ne donnait que lademi-ration aux troupes qui séjournaient, etpour six jours de vivres, également à la demi-ration , à celles qui en partaient. Lorsque Victorpénétra en Lithuanie avec le neuvième corps,pïa, de deux mois après le commencement deshostilités, il ne reçut à Kowno que pour troisjours de vivres, et à Wilna , quoique les ma-gasins fussent pleins, il en obtint difficilementpour trois jours pour gagner Malodeczno, quien est à cinq journées ; la maraude devenaitdonc indispensable.
Il eut été possible , après les premières jour-nées de l’invasion, de rétablir derrière l’arméel’ordre parmi les troupes , la confiance chezl’habitant ; il ne fallait que marcher avec moinsde rapidité , faire des distributions de vivresexactes et suffisantes , et donner des ordres sé-vères pour empêcher la maraude ; on se seraitalors procuré facilement, par la voie des ré-quisitions et «avec de l’argent, des grains , des