LIVRE I.
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nison dans Smolensk, puisque la place étaithors d’état de soutenir un siège ; il ne se propo-sait donc probablement que de la conserver as-sez long-teins pour achever l’évacuation desmagasins qui s’y trouvaient.
Napoléon se flattait pourtant encore que cegénéral se déciderait à faire repasser le reste deses troupes sur la rive gauche pour lui livrer ba-taille ; cela contre les apparences, et par suitede cette disposition à croire tout ce qu’il désirait.Le tems s’écoula dans cette attente jusque versles deux heures de l’après-midi, sans que lestroupes changeassent de position ; enfin , entiè-rement détrompé, voyant s’éloigner encore cettebataille tant désirée, il ordonne d’attaquer surtoute la ligne.
Murat contraignit d’abord la cavalerie de l’en-nemi à rentrer dans la place, puis Poniatowski,marchant par sa droite, vint s’appuyer au Dnié-per. Sur ce point se trouvait un plateau élevé,très-rapproché du fleuve ; on y établit une bat-terie de soixante bouches à feu , avec laquelleon tira sur les masses de troupes qui se mon-traient sur la rive opposée et sur le grand pont,pour tenter de le détruire ou d’en gêner le pas-sage : les troupes s’éloignèrent, et l’on cessa detirer sur le pont, dont on ne voyait que l’extré-